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samedi, 22 novembre 2014

L'objectif relaté par la presse chinoise mardi 18 novembre est de déposer un véhicule téléguidé à la surface de la planète rouge.

 

Le véhicule téléguidé chinois "Lapin de jade", dont un exemplaire a été débarqué fin 2013 sur la surface lunaire, présenté le 4 novembre 2014 lors d'un salon industriel à Shanghaï
(c) Afp Le véhicule téléguidé chinois "Lapin de jade", dont un exemplaire a été débarqué fin 2013 sur la surface lunaire, présenté le 4 novembre 2014 lors d'un salon industriel à Shanghaï (c) Afp

PROJET. "Nous prévoyons de réaliser une mission vers Mars vers 2020, qui comprendra la mise en orbite d'une sonde, son atterrissage sur Mars et l'exploration par un véhicule", a déclaré le scientifique Peng Tao, cité par le journal China Daily, mardi 18 novembre 2014.

Aucun objectif scientifique n'a pour le moment été communiqué. Et de son côté, l'Agence spatiale chinoise n'a pas officiellement annoncé de nouvelle mission vers Mars, mais ce désir chinois d'explorer la planète rouge est bien connu.

Un prototype du rover d'exploration martien a d'ailleurs été présenté durant le dixième salon international de l'aviation et de l'aérospatial qui s'est tenu du 11 au 16 novembre 2014 dans la ville de Zhuhai, en Chine.

Un premier alunissage réussi en 2013

La Chine a de surcroît récemment perfectionné ses techniques, en réussissant à faire alunir fin 2013 sa sonde Chang'e-3, puis à débarquer sur la surface lunaire un véhicule téléguidé nommé "Lapin de jade", une mission qualifiée de "plein succès".

Et ce malgré tout de même quelques déboires techniques majeurs. En effet, ce rover lunaire a rencontré un problème mécanique qui l'a plongé dans des longues phases de coma.

LireMort ou vif ? Confusion sur l'état du Lapin de Jade

Depuis, on est sans nouvelle de lui.

Et un échec martien...

La première mission de la Chine vers Mars s'était soldée par un échec en 2011, car le satellite chinois Yinghuo-1, qui devait étudier la surface et le champ magnétique de la planète rouge, a été perdu dans la sonde Phobos-Grunt conçue par l'Agence spatiale russe.

LirePhobos-Grunt : mission compromise

En septembre, l'Inde - autre pays asiatique aux grandes ambitions spatiales - avait réussi à placer en orbite de Mars une sonde conçue à coût réduit et en un temps record.

Lire Voici les premières photos prises depuis la sonde indienne

La Chine consacre des milliards de dollars à la conquête de l'espace, perçue comme un symbole de la nouvelle puissance du pays sous l'égide du Parti communiste au pouvoir.

http://www.sciencesetavenir.fr

lundi, 17 novembre 2014

La Russie pourrait créer sa propre station orbitale

 

La Russie pourrait créer sa propre station orbitale

© Photo: Flickr.com/ NASA's Marshall Space Flight Center/cc-by-nc

Par La Voix de la Russie | En 2017 la Russie pourrait engager la mise en place de sa propre station orbitale, a communiqué une source proche de l'Institut de recherche en constructions mécaniques de Russie.

La mise en orbite d'une station spatiale est prévu dans le projet de l'exploration de l'espace à l'horizon 2050 élaboré par l'agence Roskosmos et des organisations scientifiques.

L'exploitation de la station sera assurée par les vaisseaux Progress-MS et Soyouz-MS. Cela étant, la Russie n'achèvera pas avant terme les travaux sur l'ISS.

Le coût du projet n'est pas encore connu.
Lire la suite:
http://french.ruvr.ru/news/2014_11_17/La-Russie-pourrait-...

lundi, 10 novembre 2014

Comment construire rapidement et efficacement une base lunaire capable d’abriter des humains ? Tout simplement en utilisant l’impression 3D ,l’agence spatiale européenne vous montre le procédé (video)

 

 

Comment construire rapidement et efficacement une base lunaire capable d’abriter des humains ? Tout simplement en utilisant l’impression 3D. Une idée farfelue, dite comme ça, mais qui a du sens, lorsqu’on voit cette vidéo de l’agence spatiale européenne.

 

Screenshot

 

En effet, dans cette vidéo, la l’agence nous montre qu’imprimer un bâtiment sur la Lune, ce n’est pas sorcier. Il suffit d’avoir des robots qui récoltent de terre puis de l’imprimer atour d’une base déjà existante. Oui, c’est facile, dit comme ça.

 

Ce n’est pas la première fois que nous entendons parler de l’impression 3D sur la Lune, étant donné qu’il est plus simple d’utiliser des matériaux sur place plutôt que de les ramener depuis la Terre. Mais cette fois, l’ESA nous montre réellement comment ce procédé pourrait fonctionner.

http://2012nouvelmorguemondial.over-blog.com

jeudi, 30 octobre 2014

Sur Soundcloud, la playlist de l'espace

 

La Nasa a mis en ligne une incroyable banque de sons sur la plateforme de partage de fichiers musicaux soundcloud.

Une capture d'écran de la page Soundcloud de la Nasa Crédit : Soundcloud Une capture d'écran de la page Soundcloud de la Nasa Crédit : Soundcloud

MUSIQUE. Quels sons produisent des ondes radio lorsqu'elles entrent dans notre atmosphère ? Qu'entendent les ingénieurs de la Nasa quand ils analysent le signal provenant de la sonde Cassini en orbite autour de Saturne ? Et quel bruit fait le plasma interstellaire autour de Voyager ? Autant de découvertes auditives qu'il est désormais possible de faire sur la page Soundcloud de la l'Agence Spatiale Américaine.

Véritable caverne d'Ali Baba pour tous les monteurs, cette page présente des sons de fusées au décollage, des bip-bips du tout premier satellite (le Spoutnik russe) ou encore des extraits audio d'ordres donnés par les opérateurs durant différentes missions spatiales.

Mais c'est également une formidable machine à voyager dans le temps grâce à laquelle il est possible de vivre (ou revivre) d'émouvants moments d'histoire. On peut ainsi y entendre les discours enflammés de John Fitzgerald Kennedy jusqu'au fameux "c'est un petit pas pour l'homme, mais un pas de géant pour l'humanité" de l'astronaute Neil Armstrong lorsqu'il fit le premier pas de l'homme sur la Lune.

http://www.sciencesetavenir.fr

vendredi, 24 octobre 2014

La Chine va lancer une sonde vers la Lune

 

Elle devrait décoller d'ici le dimanche 26 octobre 2014. Sa mission : tester des technologies pour une mission bien plus ambitieuse...

La lune au dessus du drapeau chinois
(c) Afp La lune au dessus du drapeau chinois (c) Afp

DÉCOLLAGE. La Chine s'apprête à lancer vers la Lune une nouvelle sonde spatiale, censée entrer en orbite autour du satellite de la Terre et revenir ensuite vers notre planète.

Le lancement de cette sonde, encore non baptisée officiellement, interviendra entre vendredi 24 et dimanche 26 octobre 2014, a précisé l'agence de presse officielle "Chine nouvelle".

Mettre des technologies à l'épreuve

C'est la première fois que les scientifiques chinois tenteront de faire revenir sur Terre un module orbital, qui devra résister aux très hautes températures provoquées par les frictions à son entrée dans l'atmosphère.

Cette sonde permettra de mettre à l'épreuve des technologies qui seront ensuite utilisées pour la mission Chang'e-5 (du nom de la déesse de la Lune dans la mythologie chinoise), qui visera à collecter des échantillons du sol lunaire.

RIVALITÉ. Un demi-siècle après les États-Unis et leur programme Apollo, la Chine a les yeux braqués sur la Lune, où elle rêve d'être le premier pays asiatique à envoyer un homme, probablement après 2025.

En décembre 2013, le pays le plus peuplé du monde a réussi à faire alunir sa sonde Chang'e-3, puis à débarquer sur la surface lunaire un véhicule téléguidé nommé "Lapin de jade", une mission qualifiée de "plein succès". Ce "rover" lunaire a toutefois rencontré un problème mécanique qui l'a plongé dans des longues phases de coma.

LireMort ou vif ? Confusion sur l'état du Lapin de Jade

Plus largement, la Chine consacre des milliards de dollars à la conquête de l'espace, perçue comme un symbole de la nouvelle puissance du pays sous l'égide du Parti communiste au pouvoir.

vendredi, 17 octobre 2014

La Russie a élaboré un programme d'exploration spatiale lointaine

 

La Russie a élaboré un programme d'exploration spatiale lointaine

© Photо: ru.wikipedia.org/ESO/P. Espinoza/cc-by-sa 3.0

MOSCOU, 10 octobre - RIA Novosti/La Voix de la Russie L'Agence fédérale spatiale russe (Roskosmos) a élaboré un programme d'exploration spatiale lointaine, a annoncé vendredi à Moscou Iouri Makarov, chef du département de planification stratégique de Roskosmos.

 

"Nous sommes prêts du points de vue technologique, notre industrie est prête à l'exploration spatiale lointaine et avant tout à celle de la Lune. Nous avons élaboré un programme intitulé "Exploration spatiale lointaine" que nous présenterons tout prochainement", a indiqué M.Makarov devant les journalistes.

Selon lui, il s'agit d'un "programme très ambitieux en termes du budget et des objectifs. Son noyau principal est l'exploration de la Lune".

La réalisation du nouveau programme spatial prévoit l'utilisation du futur cosmodrome russe Vostotchny, qui est en chantier en Extrême-Orient, et des lanceurs lourds et superlourds.

 

RIA Novosti
Lire la suite:
http://french.ruvr.ru/news/2014_10_11/La-Russie-a-elabore...

Un million d’humains sur Mars d’ici un siècle ?

 

La mission indienne de mise en orbite autour de Mars© Corbis La mission indienne de mise en orbite autour de Mars

Coloniser Mars en un siècle ? Elon Musk, qui défend ce point de vue dans une interview pour la revue Aeon, pourrait bien passer pour un doux rêveur s'il n’était pas, eh bien s'il n’était pas Elon Musk, l'un des entrepreneurs les plus célèbres de ce siècle commençant. Co-fondateur de Paypal, créateur de Tesla Motors, la fameuse société de voitures électriques, il a également lancé SpaceX, l'une des compagnies les plus profitables du domaine de l'espace privé, qui a remporté plusieurs contrats avec la NASA, et a notamment été chargée, en partenariat avec avec Boeing, de construire des "taxis de l'espace" acheminant les astronautes américains vers la station spatiale internationale. Il est à l'origine du polémique programme Hyperloop, ce programme de transport ultrarapide.

Il est également connu pour avoir inspiré Robert Downey junior dans son interprétation de Iron Man. Musk s'est récemment fait remarquer en ouvrant les brevets de Tesla Motors. "Tesla Motors a été créé pour accélérer l’avènement du transport durable. Si nous voulons construire un chemin pour la création de véhicules électriques, mais que nous posons des mines de propriété intellectuelle pour inhiber les autres, nous agissons d’une manière contraire à notre objectif. Tesla n’intentera pas de poursuites judiciaires envers les personnes qui, de bonne foi, veulent utiliser notre technologie."

A demain sur Mars

L'interview d'Aeon Magazine nous permet d'entrer un peu plus dans la tête de ce personnage hors norme, et nous confirme ce qu'on savait déjà. Les ambitions du bonhomme ne connaissent pas de limites, et Musk est bel et bien "un enfant de la SF" ! Son désir est de créer une colonie sur Mars, rien que ça. Non, pas envoyer une dizaine d'astronautes entretenant péniblement un laboratoire, mais y installer un million de personnes, pas moins !

Les raisons ? En premier lieu, explique Musk, pour assurer la survie de l'humanité qui peut toujours être menacée, que ce soit par sa propre bêtise ou par des phénomènes extérieurs comme la chute d'un astéroïde.

Comme le précise Ross Andersen, l'auteur de l’article d'Aeon : "Musk n'a pas donné les raisons habituelles. Il ne prétend pas que nous avons besoin de l'espace pour inspirer les gens. Il n'a pas vendu l'espace comme un laboratoire de R&D, une voie pour élaborer des technologies dérivées comme la nourriture des astronautes ou des sacs de couchage pour dormir dehors. Il n'a pas dit que l'espace est le terrain d'essai ultime pour l'intelligence humaine. Au lieu de cela, il m'a affirmé qu'aller sur Mars est aussi urgent et crucial que lever des milliards contre la pauvreté ou pour l'éradication de maladies mortelles."

Musk n'est pas le seul à avoir ce genre d'idées. Le non moins célèbre physicien Stephen Hawking ne dit pas autre chose lorsqu'il affirme : "Si nous pouvons éviter une catastrophe au cours des deux prochains siècles, notre espèce devrait être sauve si nous nous déployons dans l'espace... La race humaine ne devrait pas mettre tous ses œufs dans le même panier ou sur la même planète."

Mais c'est la première fois, à ma connaissance, que ce type de raisonnement sert de base à un business plan concret, et surtout réaliste.

On est pourtant d'emblée dans une forme de métaphysique, et même d'eschatologie, une réflexion sur les fins dernières de la conscience et de l'humanité, sa valeur au sein du cosmos : "Tout le monde n'aime pas l'humanité, a expliqué Musk. Explicitement ou implicitement, certaines personnes semblent penser que les humains sont une tache sur la surface de la Terre. Ils tiennent des discours du genre : "La nature est si merveilleuse ; les choses sont toujours mieux à la campagne quand il n'y a personne aux alentours. Elles impliquent que l'existence de l'humanité et de la civilisation est moins bonne que leur absence. Je ne suis pas de cette école... Je pense que nous avons le devoir de maintenir la lumière de la conscience, de s'assurer qu'elle continue à exister dans l'avenir."

Musk envisage une importante colonie martienne pour les années 2030. "SpaceX n'a aujourd'hui que 12 ans... D'ici à 2040, l'âge de l'entreprise aura triplé. Si nous connaissons une amélioration linéaire, et non logarithmique, de la technologie, alors nous pourrions disposer d'une base importante sur Mars, peut-être avec des milliers ou des dizaines de milliers de personnes." Dans un premier temps, les colons devront payer leur transport, ce qui devrait coûter la bagatelle d'un demi-million de dollars environ. "Mais, précise-t-il, ce ne sera pas une destination de vacances. Il s'agit de prendre tout l'argent que vous avez et vendre tout ce que vous possédez, comme l'ont fait les premiers pionniers des colonies américaines."

Combien de temps pour atteindre le million ? "En ne tenant pas compte de la reproduction biologique, si vous pouvez prendre 100 personnes à la fois, vous aurez besoin de 10 000 voyages pour obtenir un million de personnes. Mais vous aurez aussi besoin de beaucoup de marchandises pour soutenir ces gens. En fait, le rapport cargaison/personne va être très élevé. Il sera probablement de 10 transports de marchandises pour chaque voyage humain, donc plus de 100 000 voyages. Et nous parlons de 100 000 voyages effectués par un vaisseau spatial géant." Or, nous précise Aeon, la rumeur dit que Musk aurait dans ses cartons les plans d'un tel vaisseau spatial...

Ou sont les autres ?

L'interview d'Aeon se hasarde parfois aux frontières de la spéculation cosmologique, et là encore, il est étonnant de voir un entrepreneur aussi pragmatique s'aventurer sur ce genre de terrain. Notamment, la discussion a porté sur le fameux "paradoxe de Fermi" : puisque l'univers est infini et que, statistiquement, la vie devrait apparaître sur diverses planètes en de très nombreuses occasions, pourquoi ne voit-on pas plus souvent débarquer des extraterrestres ?

A cette question, Musk n'hésite pas à se demander si cela n'est pas une preuve en faveur de l'argument de la simulation de Nick Bostrom. L'idée selon laquelle l'univers dans lequel nous vivons n'est pas réel, mais serait généré dans un laboratoire, quelque part dans un autre point du multivers. Cela expliquerait alors que nous soyons les seuls sujets de cette simulation.

"Comme lorsque vous jouez un jeu d'aventure et vous pouvez voir les étoiles en arrière-plan, mais vous ne pouvez jamais les atteindre. Et si ce n'est pas une simulation, alors peut-être que nous sommes dans un laboratoire et il y a une civilisation extraterrestre avancée qui est en train de regarder la façon dont nous nous développons par curiosité, comme de la moisissure dans une boîte de Pétri."

Une autre possibilité est que la vie sur une planète n'atteint pratiquement jamais le point où elles se lancent à l'assaut des étoiles. C'est une question classique, connue de ceux qui réfléchissent sur le paradoxe de Fermi, et que l'économiste Robin Hanson a nommé le "Grand Filtre". "Il y a quelque chose d'étrange qui doit arriver aux civilisations, et je veux dire étrange dans le mauvais sens", se demande Musk.

Musk est conscient qu'un tel plan est à très long terme et qu'il ne se réalisera pas de son vivant. Comment assurer la pérennité de ses projets après sa retraite ou son décès ? Musk a expliqué qu'il avait pensé céder SpaceX à d'autres organisations ou institutions, mais il a peur que des groupes indifférents à ses ambitions ne gèrent sa société qu'en fonction des bénéfices et des résultats. C'est pourquoi il pense plutôt aujourd'hui "qu'une influence familiale serait stabilisante". Il est amusant de noter que l'idée d'un cosmos contrôlé par de "grandes familles" est un thème récurrent du Space Opera ; on le trouve autant dans Dune que dans les récents (et volumineux) romans de Peter Hamilton. Musk aurait-il été influencé par ce genre de lecture ?

La technologie au delà de l'internet

On peut être étonné de voir revendiquer un tel discours qui aurait fait passer son auteur pour un illuminé il n'y a pas bien longtemps. Mais cela participe d'un retour à des conceptions plus radicales du futur technologique, un point de vue de plus en plus répandu.

Il n'y pas longtemps, l'investisseur Peter Thiel regrettait qu'il n'y ait pas davantage de gens comme son vieux copain de Paypal Elon Musk, qui se préoccupent des grands sujets au lieu de chercher simplement à lancer de nouveaux services web. Et on ne peut s’empêcher de penser, avec Neal Stephenson, que la fascination que nous avons entretenue ces deux dernières décennies pour le numérique pourrait avoir bloqué notre imagination sur la plupart des autres sujets technologiques. Une période qui est peut-être en train de se terminer, alors que le monde de l'internet se normalise à toute vitesse et n'arrive plus guère à susciter d'excitation ou de surprises.

 

Rédigé par David Jarry - Webmaster

http://www.2012un-nouveau-paradigme.com

vendredi, 10 octobre 2014

Une mininavette spatiale lancée par l’avion géant de Stratolaunch

 

Passée la déception de sa non-sélection par la Nasa pour la fourniture d'un système de transport spatial habité, l'entreprise Sierra Nevada ne renonce pas et annonce le développement d'une mininavette spatiale dérivée du Dream Chaser. Son lancement dans l'espace, aéroporté, sera confié à Stratolaunch, la firme de Paul Allen, cofondateur de Microsoft, qui met au point le plus gros avion du monde.

 

 

Une version réduite du Dream Chaser, de l'entreprise Sierra Nevada, pourrait être lancée dans l'espace par l'avion géant étudié par Stratolaunch. Imaginé par Burt Rutan, le concepteur du White Knight Two de Virgin Galactic, il porterait entre ses deux fuselages une fusée capable d'expédier une charge en orbite, comme cette petite navette spatiale. © Sierra Nevada Une version réduite du Dream Chaser, de l'entreprise Sierra Nevada, pourrait être lancée dans l'espace par l'avion géant étudié par Stratolaunch. Imaginé par Burt Rutan, le concepteur du White Knight Two de Virgin Galactic, il porterait entre ses deux fuselages une fusée capable d'expédier une charge en orbite, comme cette petite navette spatiale. © Sierra Nevada

Sierra Nevada (SNC) et Stratolaunch ont profité du 65e Congrès international d’astronautique, qui s’est tenu du 29 septembre au 3 octobre à Toronto au Canada, pour annoncer un partenariat autour de la mise en œuvre d’un système de lancement aéroporté. Il serait constitué d'une version réduite du Dream Chaser de SNC et du projet spatial de Stratolaunch, de Paul Allen, cofondateur de Microsoft.

 

L’idée des deux firmes est d’utiliser l'avion de Stratolaunch, en développement, pour lancer une version réduite du Dream Chaser. Ce petit appareil pourrait embarquer un équipage de trois personnes ou voler de façon autonome. Quant à l’avion, il est énorme ! Conçu chez Scaled Composite par Burt Rutan, comme le Whiteknight Two de Virgin Galactic, il en reprend le principe du double fuselage avec un empennage central qui porte la charge utile. Mais les dimensions sont un cran au-dessus. L'envergure atteindrait 117 mètres, quand l’A380 affiche moins de 80 mètres, et l'avion pèserait 545 tonnes, un record absolu. Pour la motorisation, Stratolaunch prévoit six réacteurs, les modèles retenus pour l'expérimentation sur l'appareil en cours de développement étant les Pratt & Whitney récupérés sur les deux Boeing 747 achetés par l'entreprise. Avec sa charge, cet avion géant aura besoin d’une piste de décollage longue d'au moins 3,7 km. Capable de parcourir 2.400 km pour atteindre le point de lancement voulu, il pourra envoyer plus de 6 tonnes en orbite basse. Un premier vol de démonstration est prévu en 2016 et une mission d’essai dans l’espace est envisagée en 2018, voire 2017.

 

Une vue d'artiste du Dream Chaser, que Sierra Nevada propose à la Nasa pour transporter ses astronautes à bord de la Station spatiale internationale. © Sierra Nevada
Une vue d'artiste du Dream Chaser, que Sierra Nevada propose à la Nasa pour transporter ses astronautes à bord de la Station spatiale internationale. © Sierra Nevada

 

Avec Stratolaunch, le Dream Chaser peut assurer des missions variées

 

Ce système de lancement aéroporté impose moins de contraintes opérationnelles qu’un lanceur classique. Pour décoller et atterrir, il peut utiliser n’importe quel aéroport disposant d'une piste suffisamment longue et ce dans des conditions météorologiques qui cloueraient au sol un lanceur.

 

De plus, il a le potentiel d'atteindre une très grande variété de destinations en orbite basse, dont la Station spatiale internationale qu’il desservira pour la rotation des équipages et son ravitaillement en fret. Autre atout et pour diversifier les sources de revenus, il ne se cantonnera pas aux seules missions habitées. Cette mininavette pourra également être adaptée à des vols sans équipage pour des missions scientifiques, le transport de marchandises légères ou le transport suborbital de point à point.

 

Cette version réduite du Dream Chaser est basée sur la version à plus grande échelle développée dans le cadre du partenariat public-privé avec la Nasa (CCDev) qui a duré quatre ans. Pour rappel, ce partenariat a été mis en place pour organiser la compétition entre les firmes qui sollicitent des contrats de service pour le transport spatial habité. Sur les quatre projets en compétition (les capsules de type Apollo de Boeing et SpaceX, la mininavette de Sierra Nevada et le lanceur Liberty d’ATK et d’Airbus Espace), la Nasa en a écarté deux. Reste aujourd’hui en compétition le CST-100 de Boeing et la version habitée de la capsule Dragon de SpaceX.

 

Bien que son concept n’ait pas été retenu lors de la sélection de la Nasa, Sierra Nevada a contesté la décision de l’Agence spatiale américaine auprès de la GAO (General Accounting Office), la cour des comptes américaine. Selon SNC, le Dream Chaser était au moins aussi en ligne avec les exigences de la Nasa que les deux autres projets, mais à un coût inférieur de quelque 900 millions de dollars (712 millions d'euros) par rapport au CST-100 de Boeing.

http://www.futura-sciences.com

Les prochains astronautes sur la Lune devront marcher et non sauter

 

plum_apollo16_big_thumb.jpg

 

Pourquoi, quand ils ne se cassent pas la figure, les astronautes ont tendance à sauter sur ​​la lune ? Après avoir regardé attentivement de malheureux bénévoles utiliser un tapis roulant sous l’influence d’une gravité variable, des chercheurs de la NASA (Johnson Space Center) et de l’université de Calgary estiment désormais que la rigidité des combinaisons spatiales serait la cause principale du syndrome du cosmonaute sauteur.

 

Les expériences ont eu lieu au cours de vol parabolique, lorsqu’un avion empreint une trajectoire inhabituelle. Alors que l’avion monte pour ensuite plonger en traçant une parabole, la gravité augmente et diminue, avec un bref moment, au sommet, où la gravité est pratiquement nulle (micropesanteur).

 

Trajectoire d’un vol parabolique :

Parabolic_vol_thumb.png

 

Ces vols en particulier ont tenté de reproduire la gravité lunaire (un sixième de la gravité de la Terre), chaque période d’essai ayant une durée de seulement six à vingt secondes. Au final, ils ont conclu que les astronautes sur la lune sautaient non pas parce que c’était la forme la plus confortable et la plus efficace d’effectuer des mouvements soumis à la gravité lunaire, mais parce que leurs combinaisons spatiales étaient trop rigides pour plier les genoux et marcher normalement.

 

Si les premières combinaisons spatiales étaient si raides, c’est qu’elles donnent la priorité aux systèmes de maintien de la vie sur la mobilité. Le MIT travaille actuellement sur une combinaison spatiale, “Biosuit”, moulante qui offrirait une bien meilleure mobilité et un poids réduit comparé aux actuelles combinaisons spatiales pressurisées.

 

MIT-combinaison-spatiale_thumb.jpg

 

Cela mériterait que le Guru en fasse l’article… en attendant vous pouvez consultez leurs travaux ici : Shrink-wrapping spacesuits.

 

Pour revenir au vol parabolique, les êtres humains ne sont pas les seuls à avoir subi des études biomécaniques sur ce type de parcours à haut-le-coeur dans les airs : quelques-unes des toutes premières expériences consistaient à lâcher des chats, des pigeons en vol et même des serpents :

 

L’étude, sur les cosmonautes qui sautillent au lieu de marcher sur la Lune, publiée dans la revue Experimental Biology : The preferred walk to run transition speed in actual lunar gravity.

http://www.gurumed.org

L'homme pourra-t-il hiberner comme le lémurien ?

Des chercheurs américains s'intéressent à la capacité d'hibernation des lémuriens de Madagascar. Ils espèrent en tirer de futures applications médicales pour l'être humain.

Un lémurien nain de Madagascar © Nicolas Cégalerba / Biosphoto/ AFP Un lémurien nain de Madagascar © Nicolas Cégalerba / Biosphoto/ AFP

 

SCIENCE-FICTION. C'est un rêve de geeks et d'amateurs de SF : le secret de l'hibernation, façon Alien où Sigourney Weaver et ses acolytes dorment pour voyager dans l'espace, est-il à portée de main ? Il pourrait découler d'une étrange caractéristique des lémuriens : ces primates sont adeptes de l'hibernation.

Quel intérêt y trouve l'animal ? En hibernant, il consomme moins d’oxygène. Son métabolisme ralentit, sa température s’abaisse et donc ses réserves d’énergies s’épuisent moins vite.

Le même dispositif pourrait se révéler utile pour l’être humain, tout particulièrement en cas d’urgence vitale : ainsi faire "hiberner" des gens blessés gravement permettrait de les faire vivre plus longtemps. Des chercheurs du Duke Lemur Center étudient donc actuellement l'hibernation des lémuriens afin d'en percer les mystères et de savoir si l'homme pourrait un jour faire de même.

Ils dorment de 3 à 6 mois, sous quelques cm de terre

MADAGASCAR. Le lémurien est donc le seul primate qui hiberne. Cette découverte (dont les prémices datent de 2005) est déjà en soi exceptionnelle. Les chercheurs ont pu le constater après avoir placé des colliers émetteurs sur une douzaine de lémuriens nains (du genre Cheirogaleus) dans les forêts de l’est de la Grande Île.

Grâce à ces mouchards électroniques, les scientifiques ont remarqué que les petits primates dormaient de trois à six mois sous quelques centimètres de terre. Ceci tiendrait à la forte amplitude thermique existant entre la saison sèche (entre 0°et 5°) et humide (environ 30°) sur les hauts plateaux de l’île.

Et comme le lémurien est l’animal qui hiberne le plus proche de nous sur le plan génétique, cette particularité pourrait être tirée à notre profit. Ou à celle d'une future Sigourney Weaver, quand les voyages interplanétaires seront effectivement d'actualité. Il convient tout de même de rester prudent. Les chercheurs sont encore loin d'avoir totalement percé le secret de l'hibernation des lémuriens. Et donc de pouvoir l'appliquer à l'homme.

http://www.sciencesetavenir.fr

mardi, 23 septembre 2014

Un ascenseur spatial en fonction dès 2050?

 

vidéo La société japonaise Obayashi, spécialisée dans la construction, a annoncé vouloir mettre en fonction un ascenseur spatial à l'horizon 2050.

 

Ce qui appartenait à la science-fiction va-t-il devenir réalité? Le géant japonais de la construction Obayashi a confirmé lundi à ABC Australie travailler au développement d'un ascenseur spatial dont le point culminant se situerait à 96.000 kilomètres de la surface de la Terre.

À l'image des ascenseurs classiques, des modules motorisés alimentés par des moteurs linéaires magnétiques pourront transporter des personnes et du matériel vers une station spatiale, transformée en plate-forme de plaisance et laboratoire. Sept jours de voyage seront nécessaire pour atteindre le sommet. La capsule ascensionnelle pourra transporter une trentaine de personnes.

 

Ce rêve de l'homme de pouvoir tutoyer l'Espace grâce à un ascenseur n'est pas neuf, il a été suggéré au 19e siècle par un scientifique russe. Sa concrétisation est le fruit des progrès énormes réalisés fin des années 90 sur les nanotubes de carbone dont la résistance à la traction est présentée comme cent fois supérieure à un câble d'acier. À l'heure actuelle, cette technologie est confrontée à certaines limites.

Cent fois moins coûteux
"Pour l'instant, nous ne pouvons confectionner des câbles assez longs" relate Mr. Yoji Ishikawa, responsable du département recherche et développement à Obayashi. "Mais nous pensons que d'ici 2030, nous en serons capables".

ascension-spatiale.jpg



Ce développement pourrait révolutionner les voyages spatiaux commerciaux et scientifiques, notamment grâce à une restriction des coûts de transports, estimée à un tiers des vols de fusée. Acheminer un objet dans l'espace coûte, selon les estimations, un peu plus de 15.000 euros par kilo; via un ascenseur, il n'en coûterait plus que 137.

Cependant, cette technologie ne pourra être réalisable qu'au travers d'une collaboration internationale. "Une compagnie unique ne peut y arriver. Seul un pôle international peut rendre ce projet concret", conclut un rapport rédigé en 2012. Si l'ascenseur spatial alimente les fantasmes, pas de quoi cependant espérer décrocher la lune qui, elle, culmine à 384.400 kilomètres de la Terre. Même si d'après certains experts, la Lune pourrait devenir une future destination du tourisme de masse.

http://www.7sur7.be

jeudi, 18 septembre 2014

2 taxis pour la Station spatiale internationale

 

La Nasa a choisi les compagnies privées Boeing et SpaceX pour construites les vaisseaux spatiaux qui conduiront les astronautes vers l'ISS à partir de 2017.

Une représentation en image de synthèse du CST-100 de Boeing, futur taxi pour l'ISS. © HANDOUT / BOEING / AFP Une représentation en image de synthèse du CST-100 de Boeing, futur taxi pour l'ISS. © HANDOUT / BOEING / AFP

 

NAVETTE. La dépendance aux Soyouz russes est révolue : la Nasa vient de choisir le CST-100 de Boeing et le Dragon V2 de SpaceX (la société de l'emblématique milliardaire américain Elon Musk) pour transporter les astronautes vers la Station spatiale internationale (ISS).

Il s'agit d'un contrat de 6,8 milliards de dollars au total. Boeing s'est vu attribuer la plus grande part avec 4,2 milliards de dollars, tandis que 2,6 milliards reviennent à SpaceX. Le diaporama ci-dessous reproduit les images de la capsule Dragon V2 lors de sa première présentation aux médias.

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"MARS". "Aujourd'hui nous avons fait un pas de géant qui nous rapproche de la possibilité de lancer nos astronautes depuis les États-Unis dans un vaisseau spatial américain", a lancé Charles Bolden, lui-même ancien astronaute et actuel administrateur de la Nasa. En outre, "confier le transport en orbite terrestre basse à l'industrie privée permet à la Nasa de se concentrer davantage sur un ambitieux voyage vers Mars", a insisté le responsable de l'agence spatiale américaine.

Stimuler la concurrence

Les premiers vols de ces vaisseaux privés devraient avoir lieu en 2017. Le contrat couvre au total six missions habitées vers l'ISS pour chacune des deux compagnies.

SÛR. Le choix de retenir deux sociétés pour construire deux vaisseaux s'explique par le désir de la Nasa de maintenir une concurrence qui, selon l'agence, est la meilleure façon de construire le système de transport spatial le plus sûr et le moins cher.

La Nasa a déjà dépensé 1,5 milliard de dollars depuis 2010, dont 800 millions cette année pour concevoir et développer des vaisseaux spatiaux privés pouvant transporter des astronautes vers l'ISS, avec une première sélection en 2012 de Boeing, SpaceX et d'un troisième concurrent, Sierra Nevada.

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jeudi, 28 août 2014

L’avion spatial expérimental IXV au Pays-Bas pour les test finaux

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Article source: techno-science.net

Posté par Adrien le Dimanche 29/06/2014 à 12:00

Le véhicule expérimental intermédiaire (IXV – Intermediate eXperimental Vehicle) est arrivé hier aux Pays-Bas afin de subir des tests finaux dans le principal centre technique de l’ESA en vue de son lancement au mois de novembre.

IXV testera des technologies et des systèmes pour les futurs véhicules autonomes de l’ESA à rentrée atmosphérique.

En descendant sur sa trajectoire suborbitale, comme s’il retournait de l’orbite basse, IXV utilisera son fuselage pour générer la portance nécessaire au vol, qui sera contrôlé uniquement par des volets aérodynamiques et des propulseurs.

Les nouvelles technologies embarquées permettront de recueillir des informations sur l’aérodynamique, l’aérothermodynamique, les matériaux, les structures, les mécanismes, le guidage, la navigation, le contrôle et l’avionique.

IXV transmettra ces précieuses informations à la fin de son vol, avant d’amerrir dans la région la plus isolée de l’Océan Pacifique, où il sera repêché par l’équipage du bateau de récupération.

Les tests qui vont être effectués dans le centre technique de l’ESA aux Pays-Bas, visent à confirmer que IXV peut résister aux conditions difficiles d’un lancement. Pendant la première série, qui démarrera le 11 juillet et durera trois semaines, IXV sera boulonné à une "table vibrante" pour expérimenter les fortes vibrations du lancement.

IXV subira ensuite trois jours de test de "choc de séparation", qui imiteront le moment de la séparation du lanceur Vega. A une altitude de 320 km, un dispositif pyrotechnique ouvrira une bande de serrage sans laquelle des ressorts pousseront IXV à l’opposé de l’étage supérieur. Les contrôleurs de mission doivent être sûrs qu’il peut supporter le choc mécanique consécutif à la détonation pyrotechnique.

L’IXV sera ensuite soumis au rugissement assourdissant d’un décollage à l’intérieur de la grande chambre européenne d’essais acoustiques pendant six jours. Enfin, onze jours seront consacrés à la vérification du bon fonctionnement de tous les systèmes embarqués suite aux tests.

IXV doit supporter à la fois les conditions extrêmes de l’espace et de l’atmosphère lors de son voyage aller-retour, ce qui nécessite des tests approfondis de la quasi-totalité de ses technologies. IXV doit être capable de supporter aussi bien le vide spatial que la chaleurtorride de la rentrée atmosphérique.

En parallèle des tests effectués au Pays-Bas, d’autres actions sont en cours pour préparer le vol suborbital, notamment la campagne de lancement au Port spatial de l’Europe, à Kourou (Guyane), le réseau au sol et les opérations de récupération.

IXV sera expédié vers Kourou début septembre, pour un lancement prévu pendant la première quinzaine de novembre.

Pour plus d’information voir: http://esamultimedia.esa.int/multimedia … tions/ixv/

jeudi, 14 août 2014

Dans moins de 20 ans l’homme marchera sur Mars

 

Dans moins de 20 ans l’homme marchera sur Mars

Par La Voix de la Russie | Se promener sur la surface de la Planète Rouge, cela sera bientôt possible. Si les chercheurs accélèrent leurs recherches, et si les astronautes intensifient leurs entraînements, les hommes pourront le faire d’ici moins de deux décennies.

Dans le même temps, notre voisin le plus proche, la Lune, n’est pas délaissé. Selon le directeur de l'Institut des problèmes biomédicaux de l'Académie des sciences de Russie Igor Ouchakov, « la base habitée sur la Lune pourrait servir de zone de stationnement temporaire pour les vaisseaux spatiaux habités qui reviennent de l’espace lointain. » Le seul problème qui se pose – c’est le rayonnement cosmique, contre lequel il faut chercher une protection.

Selon le scientifique, les méthodes de protection existantes contre les rayonnements sont peu efficaces sur la surface lunaire et dans l’espace. La distance de la source de rayonnement peut également varier, et il est difficile de calculer cette distance à chaque fois. Quant à la substance utilisée pour bloquer les rayons solaires, elle est capable de générer des rayons bêta et gamma secondaires, qui peuvent être parfois plus dangereux que les flux de protons primaires.

Dans certains cas, des substances pharmaco-chimiques peuvent être utilisées pour protéger les astronautes contre les rayons cosmiques.

Pendant que ces travaux de recherche sont menés, le cosmonaute russe Mikhaïl Kornienko et l’astronaute de la NASA Scott Kelly se préparent pour une mission de 12 mois sur la Station spatiale internationale (ISS), au cours de laquelle ils effectueront 22 expériences scientifiques, dont 7 seront réalisées à leur point de stationnement.

Deux expériences attirent particulièrement l’attention des experts. Il s’agit des tests qui s’appellent Fluid Shifts et Salivary Markers. Le premier test est un ensembles de recherches qui se concentrent sur l’étude des changements fonctionnels et structurels des yeux des astronautes suite à l’augmentation de la pression intracrânienne pendant le vol et dans des conditions de gravitation réduite par rapport à la Terre. Selon les chiffres officiels, les médecins observent des changements d’anatomie de l'œil après les vols dans l’espace chez 29 à 60% des astronautes américains. Les recherches sur les yeux étaient déjà menées par les groupes de recherche en Russie et à l’étranger. Mais cette fois, les experts vont se concentrer sur le déplacement des liquides dans l’organisme, d’où le nom anglais de l’expérience.

Quant à la deuxième expérience, Salivary Markers, elle a pour objectif d’étudier l’influence des conditions du vol sur l’organisme des astronautes, effectués en 2013. Dans le cadre de cette expérience, les chercheurs essaient de mieux comprendre comment le mécanisme des mouvements de l’homme, revenu de l’espace, change et quelle période est nécessaire à l’organisme de l’astronaute pour compenser ces changements. Les recherches menées par les chercheurs russes suggèrent que la période d'adaptation à l'apesanteur peut durer entre plusieurs heures et plusieurs semaines. Mais l’adaptation aux conditions de vie sur Terre est plus intensive par rapport au vol spatial.

Un vol d’un an dans l’espace – c’est une excellente occasion d'observer les effets sur le corps de l’home d'un long séjour dans des conditions de vie différentes de celles que l’homme a sur Terre.

Les expériences seront menées en collaboration avec les chercheurs américains, ce qui témoigne, selon Igor Ouchakov, du fait que les sanctions économiques et politiques imposées par l'Occident contre la Russie ne portent pas atteinte à la coopération dans le domaine de l’aérospatiale. T
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lundi, 04 août 2014

Les scientifiques russes comptent reprendre les expériences de simulation du vol vers Mars

 

Les scientifiques russes comptent reprendre les expériences de simulation du vol vers Mars

Par La Voix de la Russie | Les chercheurs de l’Institut russe des problèmes médico-biologiques comptent reprendre dans les prochaines années les expériences de simulation du vol piloté vers Mars, a fait savoir aux journalistes le directeur de l’Institut Igor Ouchakov à la conférence scientifique internationale COSPARС.

« Le programme spatial fédéral pour 2016-2025 est actuellement en voie de validation mais nous espérons qu’il va renouer avec les expériences » a-t-il dit au sujet de répétition des expériences analogues au programme Mars-500. Si les expériences reprennent, nous accorderons davantage d’attention à la survie de l’équipage et aux programmes et matériel de soutien psycho-physiologique.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_08_03/Les-scientifiques-r...