Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

mercredi, 20 mai 2015

La NASA cherche de l’information supplémentaire pour Asteroid Redirect Mission Spacecraft

 

NASA cherche des idées de l'industrie des États-Unis sur les principaux concepts de l'engin spatial dessins pour Asteroid Redirect Mission de la NASA. La NASA a publié une demande d’information (RFI) recherchant des idées de sociétés américaines pour une conception de l’engin spatial qui pourrait être utilisé à la fois pour Asteroid Redirect Mission de l’agence (ARM) et d’une mission de service par satellite robotisé en orbite terrestre basse.

Au début des années 2020 la NASA prévoit de lancer la redirection Mission Asteroid, qui utilisera un engin spatial robotisé pour capturer un grand rocher de la surface d’un astéroïde proche de la Terre et le déplacer sur une orbite stable autour de la lune pour l’exploration par les astronautes, tous à l’appui de l’avancement de voyage de la nation vers Mars.

La NASA a également a étudié le concept de «Restore-L » mission, au cours de laquelle un engin spatial serait utiliser des systèmes robotiques habiles à attaquer et faire le plein d’un satellite de gouvernement en orbite terrestre basse. Restaure-L apporterait aux capacités d’état opérationnels nécessaires pour l’avenir de l’entretien de satellites commerciaux par la démonstration de technologies et réduire les risques.

«L’appel d’aujourd’hui pour les idées des partenaires de l’industrie est une autre étape importante pour la redirection Mission Asteroid, une capacité mission de démonstration critique qui fait partie de l’approche de tremplin pour envoyer des astronautes américains vers Mars dans les années 2030″, a déclaré l’administrateur adjoint de la NASA Robert Lightfoot. « Dans le cadre de notre stratégie d’acquisition, nous demandons plus d’informations vers le concept de l’engin spatial ARM et aussi sur la communité avec un vaisseau spatial robotique de service par satellite théorique. »

Le RFI est pas une demande de proposition ou achat formel et est donc pas une sollicitation ni engagement pris par le gouvernement. Date limite pour les soumissions est de 45 jours après l’affichage public de la DDR. La pleine RFI est disponible à l’adresse:

http://www.nasa.gov/feature/arm-spacecraft-bus-request-fo...

Après son rendez-vous et touché avec l’astéroïde cible, le vaisseau spatial sans équipage ARM va déployer des bras robotisés pour capturer un grand rocher de sa surface. Il va alors commencer un voyage de plusieurs années pour rediriger le rocher en orbite autour de la lune.

Tout au long de sa mission, l’ARM engin spatial robotisé permettra de tester un certain nombre de capacités nécessaires pour des missions humaines futures, y compris avancée propulsion électrique solaire (SEP), une capacité précieuse qui convertit la lumière du soleil en énergie électrique grâce à des panneaux solaires et utilise ensuite la puissance résultante pour propulser les atomes et de déplacer un véhicule spatial. Cette méthode de propulsion peut transporter du fret massif très efficace. Bien que plus lent que la propulsion de fusée chimique classique, le vaisseau spatial SEP-alimenté exige considérablement moins d’ergol et moins de lancements pour soutenir les missions d’exploration humaine, ce qui pourrait réduire les coûts.

Cette DDR vise les engins spatiaux de conceptions qui peuvent inclure profitant de la capacité Xenon SEP architectures de composants simples ou multiples et des partenariats de partage des coûts.

Le future vaisseau SEP alimenté pourrait pré-positionner des marchandises ou des véhicules pour des missions humaines futures dans l’espace profond, soit en attente d’équipages pour Mars ou mis en scène autour de la Lune comme un point de passage pour les expéditions vers la planète rouge.

L’engin spatial robotisé SEP-alimenté d’ARM permettra de tester de nouvelles techniques de trajectoire et de navigation dans l’espace profond, en collaboration avec la gravité de la lune de placer l’astéroïde en orbite lunaire stable appelée orbite rétrograde lointain. Cet emplacement est un point d’arrêt approprié pour les astronautes pour un rendez-vous avec un habitat profond de l’espace qui les mènera vers Mars.

Le grand rocher astéroïde qui sera déplacé vers l’orbite lunaire, la NASA utilisera l’occasion de tester des techniques de défense planétaire d’informer l’atténuation des menaces potentielles d’impact d’astéroïdes à l’avenir. L’expérience et les connaissances acquises grâce à cette opération aidera la NASA à élaborer des options pour déplacer un astéroïde hors d’un cours Terre-impact, si et quand cela devient nécessaire.

Near Earth Objects Program de la NASA continue de mettre en œuvre de nouvelles fonctionnalités et des améliorations à des projets existants pour la détection et le catalogage des astéroïdes. L’agence a également engagé des partenaires non traditionnels et le public dans la chasse aux astéroïdes non détectées par les activités Asteroid Grand Challenge de la NASA, y compris les concours dotés de prix. En Mars, l’agence a annoncé la sortie d’une application logicielle basée sur un algorithme créé par un défi de la NASA qui a le potentiel pour aider à augmenter le nombre de détections d’astéroïdes en images du ciel recueillies.

Pour plus d’informations sur l’Initiative astéroïde de la NASA, visitez:

http://www.nasa.gov/asteroidinitiative

Pour plus d’informations sur l’entretien robotique satellite capacités bureau de la NASA, visitez:

http://go.usa.gov/3kpV5

(Source : NASA)

https://jack35.wordpress.com

dimanche, 17 mai 2015

Sci trek _ Des mines sur la lune


Sci trek _ Des mines sur la lune par grandeetoile

vendredi, 15 mai 2015

Les Hommes de l'espace


Les Hommes de l'espace. par Hybride54

Au cours de la décennie à venir, les missions d'exploration vers Mars se succèderont au rythme d'une tous les 26 mois. Elles prépareront le terrain pour la plus importante de toutes : " Mars Sample Return ", dernière étape avant un vol habité. Mars Sample Return. Prévue entre 2010 et 2020, la mission Mars Sample Return marquera une étape décisive dans l'histoire de la conquête spatiale. Les objectifs de cette mission robotisée : collecter, à l'aide d'un petit véhicule tout-terrain, des échantillons de roches aussi variés que possible et les envoyer en orbite autour de Mars, via une petite fusée. Là, un orbiteur en attente sera chargé de les repérer et de les récupérer afin de les " expédier " vers la Terre...

mardi, 05 mai 2015

Jeff Bezos (Amazon) teste son vaisseau pour touristes de l’espace

 

 

Capture d'écran de la vidéo mise en ligne par Blue Origin sur son site Capture d'écran de la vidéo mise en ligne par Blue Origin sur son site

 

Jeff Bezos, le grand patron de Amazon, a effectué mercredi le premier test de son vaisseau spatial. L'objectif étant à terme de créer une compagnie de vols habités pour touristes de l'espace.

 

Partir à la conquête de l’espace est devenu l’objectif de différents milliardaires américains. Jeff Bezos, le patron d’Amazon, se lance dans la course à son tour après ElonMusk, le CEO de Tesla et Richard Branson, l’emblématique boss de Virgin.

 

Un vol de test presque réussi

 

Le vaisseau « New Shepard »,baptisé ainsi en hommage au premier astronaute américain Alan Shepard, a bien réussi son décollage depuis le Texas. Il ne contenait pas d’astronaute à son bord. Il est monté à plus de 90 kilomètres d’altitude avant que la capsule vide ne se détache avant de redescendre tranquillement sur terre avec ses parachutes.

 

New Shepard

New Shepard

 

Un problème de perte de pression dans le système hydraulique du propulseur n’a cependant pas pu permettre de récupérer le propulseur qui s’est écrasé au sol. Heureux du succès presque complet de ce premier test d’une série, Jeff Bezos déclarait : « S’il y avait eu des astronautes à bord, ils auraient passé un très agréable voyage dans l’espace avec un retour en douceur ». La NASA a tenu à féliciter le succès de ce premier test via un tweet.

 

Objectif des vols spatiaux habités pour touristes de l’espace

 

La société Blue Origin créée par le PDG d’Amazon a pour objectif, comme les autres projets de milliardaires, de créer un vaisseau réutilisable permettant d’envoyer dans l’espace des touristes et ce à moindre coût. Il faut pour cela concevoir un vaisseau fiable et réutilisable qui puisse revenir sans souci à son pas de tir. Jeff Bezos espère envoyer dans l’espace ses premiers touristes à l’horizon de 2020.

 

Avec ce premier succès, Blue Origin recolle à Virgin Galactic, le projet du boss fantasque de Virgin. L’accident survenu au mois d’octobre dernier et qui s’était soldé par la mort d’un des pilotes du vaisseau avait mis un sérieux coup de frein au projet.

Source : Nouvel Obs

http://www.begeek.fr

mardi, 28 avril 2015

Stephen Hawking l’affirme: dans 50 ans, nous vivrons sur la lune

vivre-sur-la-lune-1021x580.jpg

Selon Stephen Hawking, dans 50 ans, on ne se battra plus pour trouver un logement sur Paris… mais sur la lune.

hawking-lire-cerveau

En clair : attendez avant d’acheter, la lune pourrait offrir de belles perspectives d’investissement dans quelques décennies !

Vivre sur la lune, un fantasme irréalisable ? Plus pour longtemps, de l’avis de Stephen Hawking. Comme le rapporte le Daily Mail, le physicien théoricien a expliqué lors de son passage dans l’émission « Live From Space » qu’on devrait voir apparaître des colonies sur la lune d’ici 50 ans :

« Notre planète est un monde ancien, menacé par une population qui ne cesse de se développer et par des ressources limitées. Nous devons anticiper ses menaces et avoir un plan B. […] D’ici à 50 ans, je n’ai aucun doute sur le fait qu’il y aura des colonies sur la lune. […] A la fin du siècle, j’espère sincèrement que les humains seront en mesure de vivre sur Mars. »

Autant le dire : les perspectives évoquées par Hawking sont loin d’être réjouissantes, et pointes vers un futur où la terre sera surpeuplée, et pas forcément à même d’offrir les ressources nécessaires à la survies humaines.

Heureusement, Richard Branson devrait d’ici là nous offrir la possibilité d’aller sur la lune, grâce à sa compagnie Virgin Galactic.

http://www.gizmodo.fr

VIVRE SUR LA LUNE – Programme Constellation de la NASA

Vivre sur la Lune, est un documentaire (0h47) de la série Aux frontières de la science. Quarante ans après le programme Apollo, la NASA dévoile de nouveaux projets pour ramener l’homme sur la Lune, de façon permanente.


Aux frontières de la science (Vivre sur la Lune) par DhyanChohan

Depuis des milliards d’années, la Lune est la fidèle compagne de notre berceau, la Terre. C’est un astre si proche de nous que 12 hommes y on déjà posé le pied. Neil Armstrong et Edwin Aldrin ont été les premiers hommes à marcher sur la Lune en 1969.
Le retour sur la Lune n’est pas dénué d’intérêt, mais avant de pouvoir installer durablement leurs équipes, les agences spatiales doivent prendre en compte les dangers inhérents à notre satellite naturel, notamment les impacts de météorites, la poussière de Lune, les rayonnements du Soleil, le financement, etc.

Les astronautes auraient pour mission de mettre à l’épreuve les technologies et les méthodes permettant de rejoindre un jour, la planète Mars. Ils devraient chercher en particulier dans le sous-sol lunaire les ressources énergétiques et les éléments susceptibles d’être directement exploités sur place. On pense en particulier à l’eau qui est vraisemblablement présente en grande quantité au niveau des pôles. En l’absence d’atmosphère, l’énergie solaire disponible sur la Lune devrait également être facilement exploitable.

La Lune présente également un intérêt scientifique car ce corps n’a pas connu d’activité majeure depuis 3,5 milliards d’années et constitue donc un véritable fossile capable de nous enseigner de nombreuses choses sur l’histoire du Système solaire. Par ailleurs, en raison de l’absence d’atmosphère et de pollution lumineuse, la Lune pourrait constituer une plateforme d’observation scientifique particulièrement intéressante pour l’astronomie.

Malheureusement, l’administration américaine à annoncée qu’elle renonçait au programme Constellation de la NASA, qui prévoyait le retour d’hommes sur la Lune.

Le programme Constellation est un programme d’exploration spatiale de la NASA dont le principal objectif était l’envoi d’astronautes sur la Lune vers 2020 pour des missions de longue durée. Ce programme concrétisait la stratégie spatiale américaine à long terme définie par le président George W. Bush en janvier 2004 sous l’intitulé « Vision for Space Exploration » visant à relancer l’exploration du Système solaire par des missions habitées.

Le programme Constellation prévoyait également le développement de deux nouveaux lanceurs, Ares I et Ares V, ainsi que de deux véhicules spatiaux, Orion et le module lunaire Altair.

En 2009, son objectif a été contesté par ceux qui considèrent que la planète Mars devrait être dès à présent la prochaine étape de l’exploration spatiale. Le programme Constellation et le lanceur Ares I en particulier, sont remis en cause par la commission Augustine chargée d’examiner le programme spatial habité américain. La commission remet en cause notamment la capacité de la NASA à tenir le calendrier adopté compte tenu du budget disponible et des choix d’architecture retenus.

Le premier vol de la fusée Ares I, la mission Ares I-X, a eu lieu avec succès le 28 octobre 2009.

Plusieurs alternatives ont été proposées, dont un lanceur dérivé de la navette spatiale, une Delta IV/Atlas V habitable et un lanceur privé. Malgré tout, le président Barack Obama annonce le 11 octobre 2010 l’annulation du programme Constellation. Le financement est important et l’abandon est confirmé, mais la conquête spatiale continue.

http://www.inexplique-endebat.com/

 

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source: http://www.elishean.fr/

Copyright les Hathor © Elishean/2009-2015/ Elishean mag

samedi, 18 avril 2015

La NASA et l'avion de l'espace

jeudi, 09 avril 2015

Mars à seulement 39 jours de la Terre: Un mode de propulsion spatiale révolutionnaire

 

Mars à seulement 39 jours de la Terre: Un mode de propulsion spatiale révolutionnaire

La Nasa finance un projet révolutionnaire

Mars, c'est loin. Prochaine étape de la conquête spatiale, la planète rouge peut se situer entre 55 et 400 millions de kilomètres de la Terre, une variable qui aura son importance pour fixer la date du premier vol qui y emportera des humains. En l'état actuel, le voyage devrait durer au moins six mois, sans compter le retour au moins aussi long en fonction de la distance entre les deux planètes. Sauf si les avancées technologiques permettent d'aller (beaucoup) plus vite.

Comme le rapporte le HuffPost américain, la Nasa a bien l'intention d'avancer dans ce domaine. L'agence spatiale américaine a récemment choisi de financer le développement du projet VASIMR, acronyme anglais qui désigne une fusée à propulsion magnéto-plasmique à impulsion spécifique variable. Derrière cette succession de termes barbares, on retrouve un mode de propulsion spatiale qui permettrait d'atteindre Mars en seulement 39 jours.

Un moteur révolutionnaire

Comme l'expliquait Le Figaro en 2010, ce mode de propulsion "consiste à chauffer du gaz argon jusqu'à plusieurs millions de degrés Celsius", ce qui permet d'obtenir un "faisceau de plasma" qui va être ensuite "accéléré puis éjecté à travers une bobine électromagnétique de diamètre variable permettant d'obtenir une poussée plus ou moins forte selon son degré d'ouverture". Un moteur révolutionnaire qui pourrait être alimenté grâce à un réacteur nucléaire.

Dans le cadre de son programme Next Space Technologies for Exploration Partnerships ("partenariats pour les futures technologies d'exploration spatiale"), la Nasa a décidé d'apporter son financement à une douzaine de technologies avant-gardistes, parmi lesquelles VASIMR, développé par la société AARC (Ad Astra Rocket Company) sort véritablement du lot.

Ce contrat s'élève à 10 millions de dollars sur trois ans, explique nos confrères, et devrait permettre de construire un prototype pouvant fonctionner à une forte puissance pendant au moins 100 heures. L'objectif? Que ce prototype atteigne 5 sur l'échelle de "niveau de préparation" de la Nasa, qui en compte 9.

"La fusée VASIMR ne sert pas à lancer des choses dans l'espace ou à les faire revenir sur Terre, mais plutôt à propulser des choses qui y sont déjà", explique de son côté le physicien et astronaute Franklin R. Chang-Diaz, concepteur du projet, que certains critiquent en estimant que son invention n'est pas vraiment réaliste et nécessiterait une énergie littéralement phénoménale pour pouvoir fonctionner.

http://www.huffingtonpost.fr

http://www.2012un-nouveau-paradigme.com

mercredi, 01 avril 2015

Des tunnels de lave sur la Lune pourraient être assez grands pour accueillir une ville

 

 

tunnels-de-lave-lunaire2015_thumb.jpg

 

 

 

Nous ne savons pas si la lune contient des tunnels de lave souterrains, mais s’ils existent, une nouvelle analyse suggère qu’ils pourraient être énormes.

Précédemment, la NASA avait estimé que des grottes se sont probablement formées sous l’action d’anciens courants de lave creusant de larges pans de canaux souterrains sous la lune, qui ont finalement durci alors que la lave s’est refroidie (voir :”Et si on utilisait l’un des profonds puits lunaires pour y établir une colonie humaine ?”)

Le cratère de la Mare Tranquillitatis, l’un des nombreux puits lunaires photographiés par la sonde LRO.

Mare-Tranquillitatis-LRO.png

Les scientifiques de l’université Purdue (États-Unis) ont analysé les données de la sonde GRAIL qui cartographie le champ gravitationnel de la Lune et ils soutiennent que des tubes de lave sur celle-ci seraient immenses.

Dans l’image d’entête (Université Purdue /David Blair), la ville de Philadelphie (350 km^2) est présentée à l’intérieur d’un tube de lave lunaire théorique. Les chercheurs ont tenté de déterminer si des tubes de lave de plus de 1 km de large pourraient demeurer structurellement stables sur la lune et selon le principal auteur de l’étude, David Blair, de l’université Purdue :

Nous avons constaté que si des tubes de lave lunaires existaient avec une forte forme arquée comme ceux sur Terre, ils seraient stables à des tailles allant jusqu’à 5000 mètres, sur la lune. Ce ne serait pas possible sur la Terre, mais la gravité est beaucoup plus faible sur la lune et la roche lunaire n’a pas à supporter la même altération et érosion.

 

En théorie, d’énormes tubes de lave, assez grands pour aisément accueillir une ville, pourrait être structurellement viable sur la lune.

L’étude (PDF) : Buried Empty Lava Tube Detection With GRAIL Data a été présenté la semaine dernière à la conférence Lunar and Planetary Science Conference (Texas) et annoncée sur le site de l’université Purdue : Theoretical study suggests huge lava tubes could exist on moon.

mardi, 24 mars 2015

Sierra Nevada Corporation dévoile une nouvelle version du Dream Chaser

 

Depuis que la Nasa n’utilise plus sa navette spatiale, le matériel et le personnel de l’ISS est acheminé par des moyens externes. Il est possible que Sierra Nevada Corporation vienne bientôt grossir les rangs des entreprises privées ayant accès à la Station spatiale internationale grâce à une nouvelle version de son Dream Chaser.

Par Jonathan SARE, Futura-Sciences


Sierra Nevada Corporation dévoile une nouvelle... par Futura-Sciences

Après avoir perdu son contrat face à SpaceX et Boeing pour le transport d’équipage entre la Terre et l’ISS, l'entreprise Sierra Nevada Corporation a dévoilé une nouvelle version de son Dream Chaser destiné au transport de matériel. Ce modèle, qui ressemble étonnamment à une navette spatiale, utilise un système d’ailes pliables afin de pouvoir être mis en orbite depuis un lanceur classique.

Au-delà du transport de matériel, cette version permettrait la réparation et la construction de stations spatiales, la récupération de débris spatiaux ainsi que le déploiement et l’entretien de satellites. Le véhicule est équipé d’un système de propulsion non toxique et non hypergolique. À l’image de la navette américaine, il peut se poser sur la Terre comme un avion.

© Sierra Nevada Corporation

http://www.futura-sciences.com/

jeudi, 19 mars 2015

Il y a 50 ans, l'homme allait dans l'espace pour la première fois

Ce fut l'un des moments les plus importants de l'histoire de la conquête spatiale. Le 18 mars 1965, il y a 50 ans, le spationaute russe Alexeï Leonov devenait le premier homme à nager dans l'espace. Il est resté 12 minutes en apesanteur, un événement qui portait un coup dur aux Américains. À l'époque, la guerre froide se jouait aussi dans l'espace. Et ce jour-là, les Soviétiques marquaient des points. Alexeï Leonov devint le symbole de la puissance soviétique et offrit à son pays une longueur d'avance dans la course à la Lune.

Des difficultés d'abord cachées

Pour la propagande, tout s'était bien passé. Mais en réalité, la mission Voskhod 2 avait rencontré de sérieuses difficultés révélées bien plus tard. Ainsi apprenait-on que le scaphandre de Leonov avait gonflé, l'empêchant de regagner la cabine. La mission avait aussi connu des dysfonctionnements du moteur de rentrée dans l'atmosphère et un atterrissage à 400 km du site d'arrivée initialement prévu.

mardi, 03 mars 2015

Les premiers satellites tout électriques ont été lancés

Lancement des deux premiers satellites de communication à propulsion électrique, le 2 mars 2015 à Cap Canaveral.Lancement des deux premiers satellites de communication à propulsion électrique, le 2 mars 2015 à Cap Canaveral. - SpaceX

 

 

Tôt ce lundi matin, une fusée a lancé en orbite deux satellites de communication tout à fait communs. Pour autant, ce lancement représente un pas historique dans l’histoire de la mise en orbite de satellites. 20 Minutes vous explique pourquoi.

 

En quoi le décollage de ce lundi est-il historique?

 

Construits par Boeing, les deux satellites sont très classiques, à une grosse exception près: leur système de propulsion, 100% électrique, ce qui est totalement inédit. Il se distingue de la propulsion chimique, qui fonctionne grâce à du carburant traditionnel.

 

Ah bon, les satellites ont du carburant?

 

Un satellite ne se contente pas de flotter bêtement en orbite. Largué dans l’espace par sa fusée, il doit ensuite grimper tout seul jusqu’à une altitude de 36.000km –c’est ce qu’on appelle la mise en poste. Tout au long de sa vie, il devra se maintenir à cette altitude. Enfin, avant de mourir, il effectue une dernière propulsion en hauteur pour rejoindre le cimetière des satellites, où il ne risquera pas d’entrer en collision avec ses confrères toujours actifs. Et pour tout ça, il faut du carburant.

 

 

 

Quel est l’intérêt de passer au tout électrique?

 

Le problème du carburant traditionnel, c’est qu’il est lourd. Très lourd: il représente plus de la moitié du poids d’un satellite au moment du décollage. Avec la propulsion électrique, on peut diviser ce poids par deux. Or comme l’indique le Cnes, «en dessous d’un certain seuil, chaque kilo en moins peut représenter une économie de 20.000 euros». C’est ce qui a séduit les deux opérateurs, ABS et Eutelsat, ayant envoyé leur satellite ce lundi. Chez ce dernier, on confirme qu’«un satellite plus léger, c’est un coût de lancement plus avantageux, vu qu’une partie du prix est déterminée par le poids du satellite à lancer».

 

Et les défauts?

 

Après son largage dans l’espace, un satellite traditionnel met quelques jours avant de pouvoir s’activer. Avec la propulsion électrique, plus molle, il met huit mois. «Le temps de mise en poste est plus long, mais on est une industrie qui fonctionne sur des temps très longs, nuance-t-on chez Eutelsat. Il suffit d’anticiper ce délai.» L’opérateur, qui va envoyer sept satellites dans les prochaines années dont cinq en 2015, mise d’ailleurs sur la propulsion électrique pour trois d’entre eux. Le dernier, construit par Airbus et lancé en 2017, ne mettra plus que quatre mois à se mettre en poste.

 

Que nous réserve la propulsion électrique à l’avenir?

 

Elle est amenée à se populariser. Le chef du service propulsion au Cnes Nicolas Arcis estime que «la part des satellites à propulsion électrique va croître dans les dix, vingt, trente prochaines années» jusqu’à «représenter la totalité du marché». Et ils ne vont pas servir qu’aux satellites terrestres. Pour les missions d’exploration lointaine, la propulsion électrique a le gros avantage d’être beaucoup plus endurante. Son seul problème, là encore, c’est qu’elle est aussi plus faible: les appareils à propulsion électrique seront trop mollassons pour s’arracher à la gravité d’une planète. La sonde BepiColombo, qui décollera en 2016 direction Mercure, aura ainsi une propulsion hybride: électrique pour le voyage, chimique pour son départ de la Terre et l’insertion en orbite autour de Mercure.

 

Comme pour les voitures, le tout électrique n’est donc pas pour demain chez les satellites. Mais avec le lancement de ce lundi, il vient de franchir une étape importante.

http://www.20minutes.fr

samedi, 07 février 2015

5 millions de dollars pour poser un robot sur la Lune

13680576.jpg


Par Sylvie Rouat

Le challenge Google X Prize vise à récompenser le meilleur projet pour poser un robot sur la Lune avant la fin 2016. Un prix d’étape a été décerné à 5 équipes.
 Image d'illustration d'un système de locomotion original à la surface de la Lune, sur le site du Google X Prize ©Google


Les prix d’étape du Google X Prize ont été distribués, le 26 janvier 2015 à San Francisco, à 5 équipes engagées dans une nouvelle course à la Lune. Soit 5,25 millions de dollars divisés en 9 prix, destinés à récompenser la mise au point de technologies clés pour parvenir à poser un robot sur la Lune. Décryptage.


    •    Qu’est-ce que le Google X Prize ?
 Cette course à la Lune d’un nouveau genre a été organisée par la Fondation X Prize, une organisation à but non lucratif sur le modèle du Prix Orteig. En 1919, celui-ci offrait une récompense de 25 000 dollars au premier qui réussirait un vol sans escale entre Paris et New York. Charles Lindbergh remporta le prix en 1927 et l’industrie de l’aviation fit un bond en avant. Les X Prize sont donc des compétitions de haut niveau entre acteurs privés afin d’obtenir des sauts scientifiques ou technologiques pour le bénéfice de l’humanité. Ces prix dotés reçoivent le nom du donateur principal. Soit Google dans le cas du Lunar X Prize.


    •    Quel est l’objectif du Google X Prize ?
Lancé en septembre 2007, le Google Lunar X Prize a donné pour objectif aux 18 équipes en lice de lancer, avant le 31 décembre 2016, un engin automatique vers notre satellite, de le poser sur sa surface et de le faire rouler sur plus de 500 mètres tout en transmettant des images et vidéos haute définition. Les compétiteurs doivent être financés à 90% au moins par des fonds privés. Il s’agit de promouvoir l’esprit d’aventure et d’initiative privée dans le domaine spatial jusque-là réservé aux agences étatiques.


    •    Quels prix ont été remis ?
Les équipes ne sont pas vraiment en concurrence les unes avec les autres, car chacune s’est donnée ses propres objectifs et son propre calendrier. Ce prix d’étape a donc choisi de distinguer les meilleures propositions dans trois domaines : l’atterrisseur (trois prix de 1 million de dollars), les systèmes de mobilité du futur robot (3 prix de 500 000 dollars) et les systèmes d’imagerie (3 prix de 250 000 dollars).

 
    •    Qui sont les gagnants des prix principaux (1 million de dollars) ?
- Les américains Astrobotic de Pittsburgh, Moon Express de Mountain View en Californie et l’équipe indienne Team Indus de Bengaluru.



En réalité, la société Moon Express a pris pour l’instant la tête de la course, puisque c’est le seul compétiteur à avoir déjà réalisé des tests en vol d’un prototype d’atterrisseur, le MTV-1X, fin 2014, au Kennedy Space Center. Une deuxième série de tests devrait avoir lieu en février. Moon Express, qui prévoit à terme d’envoyer une série de missions robotiques à bas prix sur la Lune, devrait atterrir dès cette année sur l’hémisphère sud sélène.


Le deuxième atterrisseur récompensé par un million de dollars est celui de la Team Indus, dirigée par les laboratoires Axiom, une startup aérospatiale établie à Bengaluru (Inde). La structure du prototype a subi avec succès des tests de vibration et une chute d’une hauteur d’un mètre. Cette équipe souhaite démontrer, via une mission lunaire privée, la créativité et le potentiel des entrepreneurs indiens, développer des technologies spatiales propres et inspirer les jeunes générations.


Le troisième prix d’un million de dollars a été remis à l’équipe Astrobotic, une startup émanant de l’Institut de robotique de l’université de Carnegie Mellon (Pittsburgh, Pennsylvanie). Certes, cette équipe n’a pas encore testé son atterrisseur, mais elle a démontré l’efficacité de son logiciel d’atterrissage sur Xombie, le lanceur suborbital réutilisable de Masten Space Systems, dans le désert de Mojave (Californie), permettant son atterrissage vertical. Astrobotic a également avancé sur le système de propulsion de son robot qui fonctionne avec un « propergol vert », dont la composition est encore tenue secrète. En octobre 2015, Astrobiotic mènera des tests à bord du lanceur Falcon 9 de SpaceX.


    •    Quelles sont les autres équipes gagnantes ?
Ce sont en tout cinq équipes qui ont été distinguées, ce prix d’étape ayant également distribué trois chèques de 500 000 dollars pour récompenser les systèmes de mobilité des équipes d’Astrobotic, d’Hakuto de Tokyo et de l’équipe multinationale Part-Time Scientists et trois autres de 250 000 dollars à Astrobotic, Moon Express, et Part-Time Scientists pour leurs systèmes d’imagerie.


L’équipe japonaise Hakuto, qui travaille à la mise au point d’un tout petit rover (20 cm x 30 cm et 2 kg), capable de porter une charge utile de 100 grammes, souhaite démontrer leur capacité à miniaturiser des machines complexes, plus faciles à transporter.


Enfin, l’équipe Part-Time Scientists, composée d’une douzaine de scientifiques, d’ingénieurs et d’entrepreneurs de différentes nationalités, projette de créer une fondation pour assurer l’avenir de l’exploration spatiale privée. Leur atterrisseur Isaac, d’un poids d’environ 250kg devrait déployer plus de 50kg d’instruments à la surface de la Lune, dont le rover Asimov de 25 kg, doté de quatre roues motrices capables de le déplacer dans toutes les directions.


    •    Les autres équipes sont-elles éliminées ?
Les 18 équipes, même celles qui n’ont pas été récompensée par les prix d’étape, restent dans la course à la Lune, dont le gagnant sera récompensé par le prix final de 20 millions de dollars et 5 millions de dollars pour le second. Les compétiteurs devraient réaliser leurs premiers lancements cette année.

http://www.sciencesetavenir.fr

jeudi, 05 février 2015

Faire du business sur la Lune ? Les Etats-Unis y songent sérieusement

Ce qui ressemble encore à de la science-fiction est en train de prendre forme. Selon Reuters, les Etats-Unis réfléchissent sérieusement à la manière d’organiser et d’encadrer de futures activités commerciales sur la Lune. L’agence de presse explique avoir eu connaissance d’une lettre de la Federal Aviation Administration (FAA), institution qui régule aussi bien l’aviation civile aux Etats-Unis que le lancement de véhicules dans l’espace, qui s’adresse à l’entreprise Bigelow Aerospace :

« La Federal Aviation Administration, dans une lettre à Bigelow Aerospace en date de fin décembre et jusque là non divulguée, a affirmé que l’agence souhaitait “exploiter l’autorité de la FAA dans l’attribution de licences de lancement pour encourager les investissements du secteur privé dans des systèmes spatiaux, en s’assurant que des activités commerciales peuvent être conduites sans interférences”. »

 

Toute revendication nationale est interdite

 


Le pilote James Irwin (Apollo 15) salue le drapeau américain sur la Lune, 1er août 1971 (Astronaute David R. Scott-Nasa/Wikimedia Commons)

 

Pour Reuters, comme pour de nombreux médias américains relayant l’information, cette lettre marque les premiers pas du développement d’une activité commerciale sur la Lune. Et accorderait à Bigelow Aerospace, selon les experts interrogés par l’agence de presse, des droits exclusifs sur le territoire où elle souhaite s’installer.

 

Bigelow Aerospace, explique Quartz, est une entreprise qui ambitionne d’installer des habitations gonflables dans l’espace. Des premiers essais devraient même avoir lieu cette année, à bord de la Station spatiale internationale (ISS), ajoute Reuters. Mais à terme, la société a dans le viseur le satellite de la Terre, sur lequel elle prévoit d’installer ses infrastructures aux alentours de 2025. C’est d’ailleurs elle qui a sollicité la FAA pour connaître la procédure à suivre.

 

A priori néanmoins, aucune nation en particulier n’a le droit de revendiquer un bout d’espace. Comme le rappelle Quartz :

 

« Les activités humaines sur la Lune sont encadrées, légalement, par un traité des Nations unies écrit en 1967 qui exige des nations de délivrer une autorisation pour toute activité spatiale menée par des personnes ou des entreprises dans sa juridiction, mais qui interdit toute revendication nationale sur le territoire céleste. »

 

D’ailleurs, le patron de Bigelow Space, interrogé par Reuters, se défend d’avoir obtenu un titre de propriété sur la Lune. Mais la différence est subtile :

 

« Cela signifie simplement que quelqu’un d’autre n’est pas autorisé à se poser sur vous ou à se poser sur les activités d’exploration en cours, qui peuvent être à une certaine distance de la station lunaire. »

 

Un second traité sur la Lune existe, mais...

 

Selon Reuters, la FAA elle-même note d’ailleurs dans sa lettre :

 

« Le cadre réglementaire national, dans sa forme actuelle, est mal équipé pour permettre au gouvernement américain de remplir ses obligations [imposées par le traité des Nations unies]. »

 

Comme le note Fastcompany, la loi spatiale est en train de se construire sous nos yeux, et mérite donc bon nombre de clarifications, en particulier dans le domaine de l’exploitation des ressources minières, qui suscite les convoitises.

 

Il reste du chemin à parcourir. En 1979, un traité sur la Lune a été proposé par les Nations unies dans le sillage de celui de 1967, mais il n’a été ratifié par aucun des pays planifiant une exploration spatiale (Etats-Unis, Chine, Russie, Inde...).

 

Et depuis 1995, un Américain revend même des parcelles de Lune, de Mars et de Venus, sans que personne ne trouve rien à redire. Dans une surréaliste interview menée par Motherboard, ce dernier explique avoir notifié son activité aux Nations-Unies. Sans jamais avoir obtenu de réponses.

Lire sur Reuters (en anglais)

http://rue89.nouvelobs.com

mardi, 03 février 2015

La Nasa envisage d'envoyer un robot vers Europe, une lune de Jupiter

Europe, l'un des satellites de Jupiter.Europe, l'un des satellites de Jupiter. - Handout-Nasa / JPL-Caltech / Seti Institute / AFP

 

20 Minutes avec AFP

 

 

La Nasa envisage une mission robotique vers le satellite Europe, a indiqué lundi le patron de l'Agence spatiale américaine, Charles Bolden. Cette lune de Jupiter possède un océan et pourrait abriter la vie.

 

Dans le projet de budget de l'agence, transmis ce lundi au Congrès par le président Barack Obama, la Nasa demande au total une enveloppe de 18,5 milliards de dollars. Elle souhaite allouer en particulier 30 millions de dollars pour développer cette mission vers Europe.

 

La Nasa a déjà lancé en 2011 la sonde Juno vers Jupiter. Celle-ci doit arriver en juillet 2016.

 

L'Agence spatiale européenne, quant à elle, doit elle-même envoyer une sonde pour explorer Europe et d'autres lunes de Jupiter à l'horizon 2022.

http://www.20minutes.fr

samedi, 31 janvier 2015

Satellite à voile solaire : la mode est relancée !


Ce satellite est conçu pour être propulsé par la lumière du Soleil. Le premier vol test du LightSail est prévu pour mai 2015.

13652425-satellite-a-voile-solaire-la-mode-est-relancee.jpg


Vue d'artiste du LightSail, voiles déployées avec la Voie Lactée en arrière plan. Planetary Society

LIGHTSAIL. "Un test vaut mille avis d’experts. Après six années de tests nous sommes prêts à voir comme le LightSail vole" se réjouit Bill Nye, PDG de The Planetary Society qui a monté ce projet de satellite à voile solaire. En mai 2015, un premier démonstrateur sera lancé, pas suffisamment haut pour tester la voile avant l’envoi d’un second engin en 2016, qui lui utilisera ce moyen de propulsion.
Les photons du Soleil comme moteurs
Le principe de la voile solaire est connu depuis longtemps et a d'abord été, comme souvent, exploité par les écrivains de science-fiction. Par exemple dans l’excellent La Paille dans l’œil de Dieu de Larry Niven ou le Papillon des étoiles de Bernard Werber. Des prototypes ont d’ailleurs déjà été testés il y a quelques années par la Nasa ou l’Agence spatiale japonaise (JAXA). Tous reposent sur le principe de la propulsion photonique : ils utilisent la pression de la radiation des étoiles, ici du Soleil, pour se propulser. En effet, lorsque les photons émis par les astres stellaires frappent une voile, leur élan est transféré à l’engin spatial. La poussée des photons est infime mais elle est continue et illimitée, si bien que les vaisseaux à voile solaire peuvent théoriquement atteindre des vitesses plus élevées que celles obtenues par propulsion chimique classique.

13652237.jpg


La voile déployée. The Planetary Society.


CUBESAT. Le LightSail fonctionne selon ce principe avec quatre voiles triangulaires qui forment un carré de 5,65 mètres de côté, une fois déployées. Elles sont fabriquées dans un matériau réfléchissant, le "Mylar" ; il s'agit du nom commercial du Polytéréphtalate d'éthylène, dont on se sert par exemple pour fabriquer les bouteilles de boissons gazeuses.
Une première version du LightSail sera lancée au mois de mai 2015 par une fusée Atlas V depuis la station de Cap Canaveral en Floride. Les voiles sont bien entendu repliées durant la phase de lancement et de mise en orbite. L’ensemble tient en fait dans un nanosatellite, un CubeSat conçu par la société Stellar Exploration. Au cours de ce vol la voile sera déployée mais l’engin ne quittera pas l’atmosphère terrestre haute, elle sera donc inopérante. Ce n’est qu’en 2016 qu’un autre engin sera mis en orbite pour tester réellement la propulsion photonique. À terme, l'objectif est de mettre au point des vaisseaux spatiaux capables de voyager dans le système solaire avec ce dispositif et peut-être même au-delà.

Le CubeSat qui contient le satellite et ses voiles repliées. The Planetary Society.

13652223.jpg


PARTICIPATIF. "Cet unique et remarquable vaisseau est entièrement financé par des particuliers, des gens qui pensent que le vol spatial est cool" précise Bill Nye. The Planetary Society est en effet une organisation indépendante à but non lucratif qui promeut le vol spatial et la recherche de vie extraterrestre. Elle a été fondée en 1980 par des passionnés dont l’astronome et écrivain Carl Sagan. Elle compte aujourd’hui parmi ses membres des personnages aussi divers que Steven Spielberg, Buzz Aldrin ou Elon Musk. Ce sont eux qui ont financé le projet LightSail dont les premiers travaux ont débuté voici dix ans.

http://www.sciencesetavenir.fr

vendredi, 16 janvier 2015

La Chine cherche l’énergie du futur sur la Lune

Lors de sa précédente mission lunaire réalisée en octobre 2014, laquelle était destinée à préparer la mission Chan'ge 5 prévue en 2017, la sonde chinoise Chang'e 5 T1 avait capturé ce stupéfiant cliché de la Terre et de la Lune. Crédits : CNSA / Xinhua
Lors de sa précédente mission lunaire réalisée en octobre 2014, laquelle était destinée à préparer la mission Chan’ge 5 prévue en 2017, la sonde chinoise Chang’e 5 T1 avait capturé ce stupéfiant cliché de la Terre et de la Lune. Crédits : CNSA / Xinhua


Sans faire de bruit, la Chine se rapproche peu à peu d’un ambitieux objectif : poser sur la Lune un atterrisseur chargé de forer le sous-sol lunaire, afin d’évaluer précisément ses ressources en hélium 3, un isotope de l’hélium considéré par les experts comme l’une des sources d’énergie les plus prometteuses.
C’est un projet dont la presse française parle peu. À tort, car il est de taille. Et pour cause, puisque la Chine se rapproche peu à peu de la réalisation d’un audacieux objectif, qu’elle vise depuis des années : forer la Lune afin d’en extraire de l’hélium 3, un isotope non radioactif de l’hélium rare sur Terre mais vraisemblablement abondant sur la Lune, et qui est considéré par beaucoup d’experts comme l’une des sources d’énergie du futur.


En effet, l’hélium 3, dont le noyau atomique comporte deux protons et un neutron, est très recherché pour ses applications potentielles en fusion nucléaire. Lorsque l’hélium 3 est utilisé dans le cadre d’une fusion nucléaire, il ne produit pas de neutrons supplémentaires. Ce qui signifie qu’il pourrait permettre de produire d’immenses quantités d’énergie, sans pour autant déboucher sur la création de déchets nucléaires dont le coût de traitement est évidemment très élevé.
Problème : l’hélium 3 est rare sur Terre. On en trouve de très petites quantité dans le manteau terrestre, ainsi que quelques traces dans l’atmosphère.En revanche, l’hélium 3 abonde probablement sur la Lune, comme les échantillons ramenés par les missions Apollo l’ont montré.

C’est pourquoi la Chine s’est lancée dans le développement d’un vaste programme d’exploration lunaire, dont le point d’orgue sera le lancement de la mission Chang’e 5 en 2017.
L’objectif de la mission Chang’e 5 ? Prélever des échantillons sur la Lune via forage, les transporter ensuite en orbite lunaire où un véhicule de retour les attendra, et enfin les poser sur Terre.


Afin de préparer cette ambitieuse mission, la Chine réalise actuellement des vols d’essais. Dernier en date : la mise en orbite autour de la Lune d’un module de service, lequel orbite depuis 13 janvier 2015 autour de la Lune en 127 heures (lire « Le module de service de la sonde lunaire chinoise entre en orbite de 127 minutes »). L’une des missions de ce module de service sera de repérer les lieux possibles sur lesquels l’atterrisseur qui sera largué par la sonde Chang’e 5 en 2017 pourrait venir se poser.
Précédemment, à la fin du mois d’octobre 2014, l’agence spatiale chinoise avait réussi un autre tour de force : la sonde Chang’e 5T, lancée par la fusée Longue Marche 3C, avait en effet réussi à se mettre en orbite autour de la Lune puis à revenir sur Terre. Un voyage qui avait duré 8 jours, et au cours duquel elle avait réalisé un magnifique cliché de la Terre et de la Lune (voir photo ci-dessus).


(Source : Le Journal de la Science)

https://jack35.wordpress.com