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mardi, 24 mars 2015

Sierra Nevada Corporation dévoile une nouvelle version du Dream Chaser

 

Depuis que la Nasa n’utilise plus sa navette spatiale, le matériel et le personnel de l’ISS est acheminé par des moyens externes. Il est possible que Sierra Nevada Corporation vienne bientôt grossir les rangs des entreprises privées ayant accès à la Station spatiale internationale grâce à une nouvelle version de son Dream Chaser.

Par Jonathan SARE, Futura-Sciences


Sierra Nevada Corporation dévoile une nouvelle... par Futura-Sciences

Après avoir perdu son contrat face à SpaceX et Boeing pour le transport d’équipage entre la Terre et l’ISS, l'entreprise Sierra Nevada Corporation a dévoilé une nouvelle version de son Dream Chaser destiné au transport de matériel. Ce modèle, qui ressemble étonnamment à une navette spatiale, utilise un système d’ailes pliables afin de pouvoir être mis en orbite depuis un lanceur classique.

Au-delà du transport de matériel, cette version permettrait la réparation et la construction de stations spatiales, la récupération de débris spatiaux ainsi que le déploiement et l’entretien de satellites. Le véhicule est équipé d’un système de propulsion non toxique et non hypergolique. À l’image de la navette américaine, il peut se poser sur la Terre comme un avion.

© Sierra Nevada Corporation

http://www.futura-sciences.com/

jeudi, 19 mars 2015

Il y a 50 ans, l'homme allait dans l'espace pour la première fois

Ce fut l'un des moments les plus importants de l'histoire de la conquête spatiale. Le 18 mars 1965, il y a 50 ans, le spationaute russe Alexeï Leonov devenait le premier homme à nager dans l'espace. Il est resté 12 minutes en apesanteur, un événement qui portait un coup dur aux Américains. À l'époque, la guerre froide se jouait aussi dans l'espace. Et ce jour-là, les Soviétiques marquaient des points. Alexeï Leonov devint le symbole de la puissance soviétique et offrit à son pays une longueur d'avance dans la course à la Lune.

Des difficultés d'abord cachées

Pour la propagande, tout s'était bien passé. Mais en réalité, la mission Voskhod 2 avait rencontré de sérieuses difficultés révélées bien plus tard. Ainsi apprenait-on que le scaphandre de Leonov avait gonflé, l'empêchant de regagner la cabine. La mission avait aussi connu des dysfonctionnements du moteur de rentrée dans l'atmosphère et un atterrissage à 400 km du site d'arrivée initialement prévu.

mardi, 03 mars 2015

Les premiers satellites tout électriques ont été lancés

Lancement des deux premiers satellites de communication à propulsion électrique, le 2 mars 2015 à Cap Canaveral.Lancement des deux premiers satellites de communication à propulsion électrique, le 2 mars 2015 à Cap Canaveral. - SpaceX

 

 

Tôt ce lundi matin, une fusée a lancé en orbite deux satellites de communication tout à fait communs. Pour autant, ce lancement représente un pas historique dans l’histoire de la mise en orbite de satellites. 20 Minutes vous explique pourquoi.

 

En quoi le décollage de ce lundi est-il historique?

 

Construits par Boeing, les deux satellites sont très classiques, à une grosse exception près: leur système de propulsion, 100% électrique, ce qui est totalement inédit. Il se distingue de la propulsion chimique, qui fonctionne grâce à du carburant traditionnel.

 

Ah bon, les satellites ont du carburant?

 

Un satellite ne se contente pas de flotter bêtement en orbite. Largué dans l’espace par sa fusée, il doit ensuite grimper tout seul jusqu’à une altitude de 36.000km –c’est ce qu’on appelle la mise en poste. Tout au long de sa vie, il devra se maintenir à cette altitude. Enfin, avant de mourir, il effectue une dernière propulsion en hauteur pour rejoindre le cimetière des satellites, où il ne risquera pas d’entrer en collision avec ses confrères toujours actifs. Et pour tout ça, il faut du carburant.

 

 

 

Quel est l’intérêt de passer au tout électrique?

 

Le problème du carburant traditionnel, c’est qu’il est lourd. Très lourd: il représente plus de la moitié du poids d’un satellite au moment du décollage. Avec la propulsion électrique, on peut diviser ce poids par deux. Or comme l’indique le Cnes, «en dessous d’un certain seuil, chaque kilo en moins peut représenter une économie de 20.000 euros». C’est ce qui a séduit les deux opérateurs, ABS et Eutelsat, ayant envoyé leur satellite ce lundi. Chez ce dernier, on confirme qu’«un satellite plus léger, c’est un coût de lancement plus avantageux, vu qu’une partie du prix est déterminée par le poids du satellite à lancer».

 

Et les défauts?

 

Après son largage dans l’espace, un satellite traditionnel met quelques jours avant de pouvoir s’activer. Avec la propulsion électrique, plus molle, il met huit mois. «Le temps de mise en poste est plus long, mais on est une industrie qui fonctionne sur des temps très longs, nuance-t-on chez Eutelsat. Il suffit d’anticiper ce délai.» L’opérateur, qui va envoyer sept satellites dans les prochaines années dont cinq en 2015, mise d’ailleurs sur la propulsion électrique pour trois d’entre eux. Le dernier, construit par Airbus et lancé en 2017, ne mettra plus que quatre mois à se mettre en poste.

 

Que nous réserve la propulsion électrique à l’avenir?

 

Elle est amenée à se populariser. Le chef du service propulsion au Cnes Nicolas Arcis estime que «la part des satellites à propulsion électrique va croître dans les dix, vingt, trente prochaines années» jusqu’à «représenter la totalité du marché». Et ils ne vont pas servir qu’aux satellites terrestres. Pour les missions d’exploration lointaine, la propulsion électrique a le gros avantage d’être beaucoup plus endurante. Son seul problème, là encore, c’est qu’elle est aussi plus faible: les appareils à propulsion électrique seront trop mollassons pour s’arracher à la gravité d’une planète. La sonde BepiColombo, qui décollera en 2016 direction Mercure, aura ainsi une propulsion hybride: électrique pour le voyage, chimique pour son départ de la Terre et l’insertion en orbite autour de Mercure.

 

Comme pour les voitures, le tout électrique n’est donc pas pour demain chez les satellites. Mais avec le lancement de ce lundi, il vient de franchir une étape importante.

http://www.20minutes.fr

samedi, 07 février 2015

5 millions de dollars pour poser un robot sur la Lune

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Par Sylvie Rouat

Le challenge Google X Prize vise à récompenser le meilleur projet pour poser un robot sur la Lune avant la fin 2016. Un prix d’étape a été décerné à 5 équipes.
 Image d'illustration d'un système de locomotion original à la surface de la Lune, sur le site du Google X Prize ©Google


Les prix d’étape du Google X Prize ont été distribués, le 26 janvier 2015 à San Francisco, à 5 équipes engagées dans une nouvelle course à la Lune. Soit 5,25 millions de dollars divisés en 9 prix, destinés à récompenser la mise au point de technologies clés pour parvenir à poser un robot sur la Lune. Décryptage.


    •    Qu’est-ce que le Google X Prize ?
 Cette course à la Lune d’un nouveau genre a été organisée par la Fondation X Prize, une organisation à but non lucratif sur le modèle du Prix Orteig. En 1919, celui-ci offrait une récompense de 25 000 dollars au premier qui réussirait un vol sans escale entre Paris et New York. Charles Lindbergh remporta le prix en 1927 et l’industrie de l’aviation fit un bond en avant. Les X Prize sont donc des compétitions de haut niveau entre acteurs privés afin d’obtenir des sauts scientifiques ou technologiques pour le bénéfice de l’humanité. Ces prix dotés reçoivent le nom du donateur principal. Soit Google dans le cas du Lunar X Prize.


    •    Quel est l’objectif du Google X Prize ?
Lancé en septembre 2007, le Google Lunar X Prize a donné pour objectif aux 18 équipes en lice de lancer, avant le 31 décembre 2016, un engin automatique vers notre satellite, de le poser sur sa surface et de le faire rouler sur plus de 500 mètres tout en transmettant des images et vidéos haute définition. Les compétiteurs doivent être financés à 90% au moins par des fonds privés. Il s’agit de promouvoir l’esprit d’aventure et d’initiative privée dans le domaine spatial jusque-là réservé aux agences étatiques.


    •    Quels prix ont été remis ?
Les équipes ne sont pas vraiment en concurrence les unes avec les autres, car chacune s’est donnée ses propres objectifs et son propre calendrier. Ce prix d’étape a donc choisi de distinguer les meilleures propositions dans trois domaines : l’atterrisseur (trois prix de 1 million de dollars), les systèmes de mobilité du futur robot (3 prix de 500 000 dollars) et les systèmes d’imagerie (3 prix de 250 000 dollars).

 
    •    Qui sont les gagnants des prix principaux (1 million de dollars) ?
- Les américains Astrobotic de Pittsburgh, Moon Express de Mountain View en Californie et l’équipe indienne Team Indus de Bengaluru.



En réalité, la société Moon Express a pris pour l’instant la tête de la course, puisque c’est le seul compétiteur à avoir déjà réalisé des tests en vol d’un prototype d’atterrisseur, le MTV-1X, fin 2014, au Kennedy Space Center. Une deuxième série de tests devrait avoir lieu en février. Moon Express, qui prévoit à terme d’envoyer une série de missions robotiques à bas prix sur la Lune, devrait atterrir dès cette année sur l’hémisphère sud sélène.


Le deuxième atterrisseur récompensé par un million de dollars est celui de la Team Indus, dirigée par les laboratoires Axiom, une startup aérospatiale établie à Bengaluru (Inde). La structure du prototype a subi avec succès des tests de vibration et une chute d’une hauteur d’un mètre. Cette équipe souhaite démontrer, via une mission lunaire privée, la créativité et le potentiel des entrepreneurs indiens, développer des technologies spatiales propres et inspirer les jeunes générations.


Le troisième prix d’un million de dollars a été remis à l’équipe Astrobotic, une startup émanant de l’Institut de robotique de l’université de Carnegie Mellon (Pittsburgh, Pennsylvanie). Certes, cette équipe n’a pas encore testé son atterrisseur, mais elle a démontré l’efficacité de son logiciel d’atterrissage sur Xombie, le lanceur suborbital réutilisable de Masten Space Systems, dans le désert de Mojave (Californie), permettant son atterrissage vertical. Astrobotic a également avancé sur le système de propulsion de son robot qui fonctionne avec un « propergol vert », dont la composition est encore tenue secrète. En octobre 2015, Astrobiotic mènera des tests à bord du lanceur Falcon 9 de SpaceX.


    •    Quelles sont les autres équipes gagnantes ?
Ce sont en tout cinq équipes qui ont été distinguées, ce prix d’étape ayant également distribué trois chèques de 500 000 dollars pour récompenser les systèmes de mobilité des équipes d’Astrobotic, d’Hakuto de Tokyo et de l’équipe multinationale Part-Time Scientists et trois autres de 250 000 dollars à Astrobotic, Moon Express, et Part-Time Scientists pour leurs systèmes d’imagerie.


L’équipe japonaise Hakuto, qui travaille à la mise au point d’un tout petit rover (20 cm x 30 cm et 2 kg), capable de porter une charge utile de 100 grammes, souhaite démontrer leur capacité à miniaturiser des machines complexes, plus faciles à transporter.


Enfin, l’équipe Part-Time Scientists, composée d’une douzaine de scientifiques, d’ingénieurs et d’entrepreneurs de différentes nationalités, projette de créer une fondation pour assurer l’avenir de l’exploration spatiale privée. Leur atterrisseur Isaac, d’un poids d’environ 250kg devrait déployer plus de 50kg d’instruments à la surface de la Lune, dont le rover Asimov de 25 kg, doté de quatre roues motrices capables de le déplacer dans toutes les directions.


    •    Les autres équipes sont-elles éliminées ?
Les 18 équipes, même celles qui n’ont pas été récompensée par les prix d’étape, restent dans la course à la Lune, dont le gagnant sera récompensé par le prix final de 20 millions de dollars et 5 millions de dollars pour le second. Les compétiteurs devraient réaliser leurs premiers lancements cette année.

http://www.sciencesetavenir.fr

jeudi, 05 février 2015

Faire du business sur la Lune ? Les Etats-Unis y songent sérieusement

Ce qui ressemble encore à de la science-fiction est en train de prendre forme. Selon Reuters, les Etats-Unis réfléchissent sérieusement à la manière d’organiser et d’encadrer de futures activités commerciales sur la Lune. L’agence de presse explique avoir eu connaissance d’une lettre de la Federal Aviation Administration (FAA), institution qui régule aussi bien l’aviation civile aux Etats-Unis que le lancement de véhicules dans l’espace, qui s’adresse à l’entreprise Bigelow Aerospace :

« La Federal Aviation Administration, dans une lettre à Bigelow Aerospace en date de fin décembre et jusque là non divulguée, a affirmé que l’agence souhaitait “exploiter l’autorité de la FAA dans l’attribution de licences de lancement pour encourager les investissements du secteur privé dans des systèmes spatiaux, en s’assurant que des activités commerciales peuvent être conduites sans interférences”. »

 

Toute revendication nationale est interdite

 


Le pilote James Irwin (Apollo 15) salue le drapeau américain sur la Lune, 1er août 1971 (Astronaute David R. Scott-Nasa/Wikimedia Commons)

 

Pour Reuters, comme pour de nombreux médias américains relayant l’information, cette lettre marque les premiers pas du développement d’une activité commerciale sur la Lune. Et accorderait à Bigelow Aerospace, selon les experts interrogés par l’agence de presse, des droits exclusifs sur le territoire où elle souhaite s’installer.

 

Bigelow Aerospace, explique Quartz, est une entreprise qui ambitionne d’installer des habitations gonflables dans l’espace. Des premiers essais devraient même avoir lieu cette année, à bord de la Station spatiale internationale (ISS), ajoute Reuters. Mais à terme, la société a dans le viseur le satellite de la Terre, sur lequel elle prévoit d’installer ses infrastructures aux alentours de 2025. C’est d’ailleurs elle qui a sollicité la FAA pour connaître la procédure à suivre.

 

A priori néanmoins, aucune nation en particulier n’a le droit de revendiquer un bout d’espace. Comme le rappelle Quartz :

 

« Les activités humaines sur la Lune sont encadrées, légalement, par un traité des Nations unies écrit en 1967 qui exige des nations de délivrer une autorisation pour toute activité spatiale menée par des personnes ou des entreprises dans sa juridiction, mais qui interdit toute revendication nationale sur le territoire céleste. »

 

D’ailleurs, le patron de Bigelow Space, interrogé par Reuters, se défend d’avoir obtenu un titre de propriété sur la Lune. Mais la différence est subtile :

 

« Cela signifie simplement que quelqu’un d’autre n’est pas autorisé à se poser sur vous ou à se poser sur les activités d’exploration en cours, qui peuvent être à une certaine distance de la station lunaire. »

 

Un second traité sur la Lune existe, mais...

 

Selon Reuters, la FAA elle-même note d’ailleurs dans sa lettre :

 

« Le cadre réglementaire national, dans sa forme actuelle, est mal équipé pour permettre au gouvernement américain de remplir ses obligations [imposées par le traité des Nations unies]. »

 

Comme le note Fastcompany, la loi spatiale est en train de se construire sous nos yeux, et mérite donc bon nombre de clarifications, en particulier dans le domaine de l’exploitation des ressources minières, qui suscite les convoitises.

 

Il reste du chemin à parcourir. En 1979, un traité sur la Lune a été proposé par les Nations unies dans le sillage de celui de 1967, mais il n’a été ratifié par aucun des pays planifiant une exploration spatiale (Etats-Unis, Chine, Russie, Inde...).

 

Et depuis 1995, un Américain revend même des parcelles de Lune, de Mars et de Venus, sans que personne ne trouve rien à redire. Dans une surréaliste interview menée par Motherboard, ce dernier explique avoir notifié son activité aux Nations-Unies. Sans jamais avoir obtenu de réponses.

Lire sur Reuters (en anglais)

http://rue89.nouvelobs.com

mardi, 03 février 2015

La Nasa envisage d'envoyer un robot vers Europe, une lune de Jupiter

Europe, l'un des satellites de Jupiter.Europe, l'un des satellites de Jupiter. - Handout-Nasa / JPL-Caltech / Seti Institute / AFP

 

20 Minutes avec AFP

 

 

La Nasa envisage une mission robotique vers le satellite Europe, a indiqué lundi le patron de l'Agence spatiale américaine, Charles Bolden. Cette lune de Jupiter possède un océan et pourrait abriter la vie.

 

Dans le projet de budget de l'agence, transmis ce lundi au Congrès par le président Barack Obama, la Nasa demande au total une enveloppe de 18,5 milliards de dollars. Elle souhaite allouer en particulier 30 millions de dollars pour développer cette mission vers Europe.

 

La Nasa a déjà lancé en 2011 la sonde Juno vers Jupiter. Celle-ci doit arriver en juillet 2016.

 

L'Agence spatiale européenne, quant à elle, doit elle-même envoyer une sonde pour explorer Europe et d'autres lunes de Jupiter à l'horizon 2022.

http://www.20minutes.fr

samedi, 31 janvier 2015

Satellite à voile solaire : la mode est relancée !


Ce satellite est conçu pour être propulsé par la lumière du Soleil. Le premier vol test du LightSail est prévu pour mai 2015.

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Vue d'artiste du LightSail, voiles déployées avec la Voie Lactée en arrière plan. Planetary Society

LIGHTSAIL. "Un test vaut mille avis d’experts. Après six années de tests nous sommes prêts à voir comme le LightSail vole" se réjouit Bill Nye, PDG de The Planetary Society qui a monté ce projet de satellite à voile solaire. En mai 2015, un premier démonstrateur sera lancé, pas suffisamment haut pour tester la voile avant l’envoi d’un second engin en 2016, qui lui utilisera ce moyen de propulsion.
Les photons du Soleil comme moteurs
Le principe de la voile solaire est connu depuis longtemps et a d'abord été, comme souvent, exploité par les écrivains de science-fiction. Par exemple dans l’excellent La Paille dans l’œil de Dieu de Larry Niven ou le Papillon des étoiles de Bernard Werber. Des prototypes ont d’ailleurs déjà été testés il y a quelques années par la Nasa ou l’Agence spatiale japonaise (JAXA). Tous reposent sur le principe de la propulsion photonique : ils utilisent la pression de la radiation des étoiles, ici du Soleil, pour se propulser. En effet, lorsque les photons émis par les astres stellaires frappent une voile, leur élan est transféré à l’engin spatial. La poussée des photons est infime mais elle est continue et illimitée, si bien que les vaisseaux à voile solaire peuvent théoriquement atteindre des vitesses plus élevées que celles obtenues par propulsion chimique classique.

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La voile déployée. The Planetary Society.


CUBESAT. Le LightSail fonctionne selon ce principe avec quatre voiles triangulaires qui forment un carré de 5,65 mètres de côté, une fois déployées. Elles sont fabriquées dans un matériau réfléchissant, le "Mylar" ; il s'agit du nom commercial du Polytéréphtalate d'éthylène, dont on se sert par exemple pour fabriquer les bouteilles de boissons gazeuses.
Une première version du LightSail sera lancée au mois de mai 2015 par une fusée Atlas V depuis la station de Cap Canaveral en Floride. Les voiles sont bien entendu repliées durant la phase de lancement et de mise en orbite. L’ensemble tient en fait dans un nanosatellite, un CubeSat conçu par la société Stellar Exploration. Au cours de ce vol la voile sera déployée mais l’engin ne quittera pas l’atmosphère terrestre haute, elle sera donc inopérante. Ce n’est qu’en 2016 qu’un autre engin sera mis en orbite pour tester réellement la propulsion photonique. À terme, l'objectif est de mettre au point des vaisseaux spatiaux capables de voyager dans le système solaire avec ce dispositif et peut-être même au-delà.

Le CubeSat qui contient le satellite et ses voiles repliées. The Planetary Society.

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PARTICIPATIF. "Cet unique et remarquable vaisseau est entièrement financé par des particuliers, des gens qui pensent que le vol spatial est cool" précise Bill Nye. The Planetary Society est en effet une organisation indépendante à but non lucratif qui promeut le vol spatial et la recherche de vie extraterrestre. Elle a été fondée en 1980 par des passionnés dont l’astronome et écrivain Carl Sagan. Elle compte aujourd’hui parmi ses membres des personnages aussi divers que Steven Spielberg, Buzz Aldrin ou Elon Musk. Ce sont eux qui ont financé le projet LightSail dont les premiers travaux ont débuté voici dix ans.

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vendredi, 16 janvier 2015

La Chine cherche l’énergie du futur sur la Lune

Lors de sa précédente mission lunaire réalisée en octobre 2014, laquelle était destinée à préparer la mission Chan'ge 5 prévue en 2017, la sonde chinoise Chang'e 5 T1 avait capturé ce stupéfiant cliché de la Terre et de la Lune. Crédits : CNSA / Xinhua
Lors de sa précédente mission lunaire réalisée en octobre 2014, laquelle était destinée à préparer la mission Chan’ge 5 prévue en 2017, la sonde chinoise Chang’e 5 T1 avait capturé ce stupéfiant cliché de la Terre et de la Lune. Crédits : CNSA / Xinhua


Sans faire de bruit, la Chine se rapproche peu à peu d’un ambitieux objectif : poser sur la Lune un atterrisseur chargé de forer le sous-sol lunaire, afin d’évaluer précisément ses ressources en hélium 3, un isotope de l’hélium considéré par les experts comme l’une des sources d’énergie les plus prometteuses.
C’est un projet dont la presse française parle peu. À tort, car il est de taille. Et pour cause, puisque la Chine se rapproche peu à peu de la réalisation d’un audacieux objectif, qu’elle vise depuis des années : forer la Lune afin d’en extraire de l’hélium 3, un isotope non radioactif de l’hélium rare sur Terre mais vraisemblablement abondant sur la Lune, et qui est considéré par beaucoup d’experts comme l’une des sources d’énergie du futur.


En effet, l’hélium 3, dont le noyau atomique comporte deux protons et un neutron, est très recherché pour ses applications potentielles en fusion nucléaire. Lorsque l’hélium 3 est utilisé dans le cadre d’une fusion nucléaire, il ne produit pas de neutrons supplémentaires. Ce qui signifie qu’il pourrait permettre de produire d’immenses quantités d’énergie, sans pour autant déboucher sur la création de déchets nucléaires dont le coût de traitement est évidemment très élevé.
Problème : l’hélium 3 est rare sur Terre. On en trouve de très petites quantité dans le manteau terrestre, ainsi que quelques traces dans l’atmosphère.En revanche, l’hélium 3 abonde probablement sur la Lune, comme les échantillons ramenés par les missions Apollo l’ont montré.

C’est pourquoi la Chine s’est lancée dans le développement d’un vaste programme d’exploration lunaire, dont le point d’orgue sera le lancement de la mission Chang’e 5 en 2017.
L’objectif de la mission Chang’e 5 ? Prélever des échantillons sur la Lune via forage, les transporter ensuite en orbite lunaire où un véhicule de retour les attendra, et enfin les poser sur Terre.


Afin de préparer cette ambitieuse mission, la Chine réalise actuellement des vols d’essais. Dernier en date : la mise en orbite autour de la Lune d’un module de service, lequel orbite depuis 13 janvier 2015 autour de la Lune en 127 heures (lire « Le module de service de la sonde lunaire chinoise entre en orbite de 127 minutes »). L’une des missions de ce module de service sera de repérer les lieux possibles sur lesquels l’atterrisseur qui sera largué par la sonde Chang’e 5 en 2017 pourrait venir se poser.
Précédemment, à la fin du mois d’octobre 2014, l’agence spatiale chinoise avait réussi un autre tour de force : la sonde Chang’e 5T, lancée par la fusée Longue Marche 3C, avait en effet réussi à se mettre en orbite autour de la Lune puis à revenir sur Terre. Un voyage qui avait duré 8 jours, et au cours duquel elle avait réalisé un magnifique cliché de la Terre et de la Lune (voir photo ci-dessus).


(Source : Le Journal de la Science)

https://jack35.wordpress.com

mardi, 13 janvier 2015

SLS : le moteur du prochain lanceur de la Nasa a été testé avec succès

Après le premier vol d'essai de la capsule Orion, qui prendra en 2018 la succession des navettes spatiales, la Nasa a testé le moteur du lanceur SLS, chargé de la transporter.

Le moteur a été testé pendant 500 secondes. Nasa Le moteur a été testé pendant 500 secondes. Nasa

MARS. C’est l’objectif du prochain lanceur de la Nasa qui convoiera la prochaine capsule Orion : gagner la Lune, capturer des astéroïdes et finalement envoyer des hommes sur Mars à l’horizon 2035. Pour y parvenir, la Nasa a effectué le premier vol d’essai de sa capsule en décembre 2014. Vendredi 9 janvier, l’Agence spatiale a testé le moteur du prochain lanceur SLS (Space Launch System) qui doit la transporter.

Une mise à feu de 500 secondes

C’est un moteur RS-25, légèrement reconfiguré, qui a été testé au Stennis Space Center, près de la Baie Saint Louis, dans le Missouri. Ce type de moteur équipait les anciennes navettes spatiales ; quatre RS-25 sont prévues sur le futur SLS. "Nous avons fait des modifications au RS-25 pour répondre aux spécifications du SLS" précise Steve Wofford, qui s’occupe des moteurs au Centre Spatial Marshall. Les futurs moteurs devront en effet encaisser une plus grande pression d’arrivée de l’oxygène liquide qui les alimente, une accélération et un échauffement plus élevés que sur la navette.

Le test du moteur RS-25. Nasa TV.

MARS. En tout huit tests sont prévus, avec 3500 secondes de mise à feu, au cours de cette première phase du développement des moteurs. Une deuxième série de 10 tests, avec 4500 secondes de mise à feu, seront ensuite réalisés avant la validation définitive des RS-25. Le premier vol du SLS est prévu en 2018. Il décollera avec une capsule Orion, sans équipage, pour gagner l’orbite terrestre basse. Le lanceur sera configuré pour transporter une charge utile de 77 tonnes. À terme, il pourra convoyer jusqu’à 143 tonnes à travers le système solaire vers Mars.

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jeudi, 01 janvier 2015

Russie: le nombre de tirs spatiaux augmentera de 50% en 2015

 

Russie: le nombre de tirs spatiaux augmentera de 50% en 2015

© Photo: RIA Novosti/Press service Ministry of Defence of Russia

MOSCOU, 23 décembre - RIA Novosti/La Voix de la Russie Le nombre de tirs spatiaux russes programmés pour 2015 augmentera de 50% par rapport à 2014, a annoncé mardi le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

"Le nombre des tirs spatiaux augmentera de 1,5 fois en 2015, cela permettra de renouveler le parc des satellites russes de 25%", a indiqué M.Choïgou lors d'un duplex Moscou-Plessetsk organisé à l'occasion du premier tir du lanceur lourd Angara-A5.

Cette année, la Russie a réalisé à 100% son programme de mise en orbite de satellites militaires en effectuant neuf tirs spatiaux. "Cela a permis d'augmenter le potentiel des constellations orbitales et d'achever la première étape des essais en vol des lanceurs Angara", a noté le ministre.

Un lanceur lourd Angara-A5 a décollé mardi matin pour la première fois depuis le cosmodrome de Plessetsk (région d'Arkhangelsk, nord). Le président russe Vladimir Poutine a suivi le décollage dans le cadre du duplex Moscou-Plessetsk.

RIA Novosti
Lire la suite:
http://french.ruvr.ru/news/2014_12_23/Russie-le-nombre-de...

samedi, 20 décembre 2014

Un voyage de 13 000 000 000 km - Projet Pegase

Vol d'essai réussi pour la plus grosse fusée indienne

L'agence spatiale indienne ISRO a testé ce jeudi 18 décembre son nouveau lanceur lourd GSLV Mark III, ainsi qu'un prototype de capsule destinée à ramener des astronautes sains et saufs sur Terre.

 

Sur son compte Twitter, l'ISRO s'est félicité du succès de ce vol de test du lanceur GSLV Mark III et de son module CARE ISRO Sur son compte Twitter, l'ISRO s'est félicité du succès de ce vol de test du lanceur GSLV Mark III et de son module CARE ISRO

 

SUCCÈS. Le programme spatial indien vient de faire un sacré pas en avant. Jeudi 18 décembre 2014, l'agence spatiale du pays, l'ISRO (Indian Space Research Organisation), a en effet testé avec succès son nouveau lanceur lourd GSLV Mark III depuis le centre spatial de Satish Dhawan.

 

Le lancement de la fusée indienne GSLV Mark III (à partir de 1min 50 sur la vidéo).

 

 

 

 

Ce lanceur aura pour fonction d'emporter dans l'espace de gros satellites. À cet effet, cette fusée de plus de 43 m de haut, pesant 630 tonnes au décollage, est capable d'emporter des charges de 4 à 5 tonnes sur une orbite géostationnaire. Ce test réalisé avec succès a été l'occasion de tester deux exemplaires du S200, un nouveau moteur carburant au HTPB (Polybutadiène hydroxytéléchélique) développé par l'Inde, assurant l'essentiel de la poussée durant les premières phases du décollage.

 

L'agence spatiale indienne a également profité de ce test pour mettre à l'épreuve une capsule de rentrée atmosphérique appelée CARE (Crew module Atmospheric Rentry Experiment). Cette dernière peut accueillir trois passagers, mais elle était vide durant ce vol d'essais qui s'est déroulé comme espéré. La capsule s'est posée dans les eaux du golfe du Bengale 20 minutes après le décollage

 

 

Séquence de vol de la capsule CARE testée le 18 décembre 2014 par l'agence spatiale indienne. Crédit : ISRO

 

Cette capsule d'un poids de 3.735 kilos a survécu à une rentrée atmosphérique depuis une hauteur de 126 kilomètres. Elle a permis d'évaluer les performances de déploiement des deux parachutes ainsi que celle des boucliers thermiques. Le premier ministre indien Narendra Modi a félicité l'ISRO pour la réussite de l'opération.

Et si on allait vivre dans le ciel de Vénus ? (vidéo)

 

La Nasa réfléchit à établir une cité aérienne dans l’atmosphère de la planète Vénus. Un projet fou.

 

Le projet fou sur lequel planche la Nasa n’a rien à envier aux scénarios d’Interstellar ou de Gravity. Baptisé HAVOC (High altitude Venus operational concept), il prévoit de bâtir une cité aérienne, flottant à 50 km au-dessus du sol de Vénus. Rien de moins.

 

Pour situer, Vénus, c’est celle qu’on appelle « étoile du berger ». Sauf qu’en vrai, ce n’est pas une étoile, mais la deuxième planète du système solaire en partant du Soleil. Elle est presque aussi grande que la Terre, mais on voit jamais sa surface : Vénus est couverte de nuages.

 

À gauche, une des rares images du sol de Vénus, prise en 1982 par la sonde russe Venera. À droite, une représentation. (Photo : Venera 13/Don Mitchell/DR)

 

Autant le dire tout de suite, les lieux ne sont pas particulièrement accueillants. La température au sol est de 400 degrés en raison d’un intense effet de serre. L’atmosphère est totalement irrespirable : c’est du dioxyde de carbone à 96 %, avec une pointe de soufre. Il y pleut de l’acide sulfurique. Dernier détail : la pression est telle que si vous vous y promeniez, ce serait comme une balade à 1 000 mètres sous la surface de l’océan.

 

L’aller et retour en un an et demi

 

C’est un peu mieux en altitude, là où se propose de nous envoyer la Nasa un jour : il n’y fait que 75 degrés. Et la pression est comparable à celle que nous avons à la surface de la Terre. Mais pourquoi au fait, pourquoi y aller ? Tout simplement parce que c’est possible. Après la Lune, Mars est considérée comme la prochaine destination des hommes dans le système solaire.

 

Mais Vénus est beaucoup plus proche : il ne faut que trois mois et demi pour s’y rendre. Moitié moins que pour la planète Rouge. En passant un mois sur place, et en revenant à petite vitesse (impossible d’être propulsé à grande vitesse par une puissante fusée), on peut faire l’aller et retour en moins d’un an et demi. Jouable, au moins sur le papier.

 

Vénus. (Photo : DR)

Vénus. (Photo : DR)

 

Dans un premier temps, la Nasa envisage d’envoyer une mission non habitée dans la grande banlieue de Vénus. Histoire de préparer le terrain. Puis des hommes partiraient y faire un petit tour, avant – peut-être – d’y établir une présence permanente. Ils vivraient dans des ballons dirigeables, gonflés à l’hélium, couverts de panneaux solaires. Mais bon, ça n’est pas pour tout de suite.

 

(Source : Ouest France)

http://jack35.wordpress.com

mercredi, 17 décembre 2014

La Russie et l’Inde, partenaires et concurrents dans l’espace

 

La Russie et l’Inde, partenaires et concurrents dans l’espace

© Photo: Flickr.com/Jason Major/cc-by-nc-sa 3.0

Par La Voix de la Russie | L'Inde envisage le lancement d’une deuxième mission vers Mars en 2018, a déclaré le chef de l’organisation indienne des recherches spatiales Koppillil Radhakrishnan à la veille du sommet indo-russe à New Delhi.

 

L'un des principaux thèmes des pourparlers entre le président russe et le premier ministre de l’Inde Narendra Modi le 11-12 décembre était la coopération dans l'exploration spatiale.

En septembre, l'Inde a réalisé une première mission sur Mars. En même temps ce pays était le premier à placer sur l'orbite de Mars un véhicule spatial dès la première tentative. C’est un bon début pour la coopération avec la Russie, qui possède, elle aussi, un programme d’exploration de Mars, estiment les experts russes. Mais en attendant, les deux pays sont plutôt des concurrents que des partenaires dans l’organisation d’une expédition pilotée sur la Planète Rouge, suppose l’académicien de l’Académie russe d’astronautique Tsiolkovski Alexander Jelezniakov.

« Difficile de dire qui sera premier, car tout le monde veut réaliser cette mission. Il est probable que l’Inde a également des projets ambitieux de conquète de Mars et souhaite y faire débarquer son astronaute », explique l’expert. « En tous les cas l’Inde a déjà des acquis dans ce domaine ».

Il y a des domaines dans lesquels la coopération spatiale entre la Russie et l'Inde est plus réaliste, considère Igor Marinine, le rédacteur en chef du magazine Novosti Kosmonavtiki (les Nouvelles de l’astronautique).

« C’est le système global de navigation », dit-il. « L’Inde – est un grand pays. Le relief montagneux de ce pays ne permet pas de créer des stations de téléphonie mobile. C’est pourquoi la navigation par satellite est très importante pour ce pays. Il est probable que la Russie puisse également proposer d’inclure un astronaute indien dans le nouvel équipage de la station internationale sur le compte du quota russe ».

L’astronautique habitée est un domaine de coopération très prometteur, selon Alexandre Jelezniakov. Il a notamment attiré l’attention sur le fait que l’Inde a prévu au mois de décembre un test d’envoi dans l’espace d’un véhicule à usage multiple et des tests d’un écran doté d’une protection thermique pour évaluer la pression thermique et thermodynamique sur un véhicule spatial lors de son entrée dans l’atmosphère.

« La Russie pourrait être utile à l’aérospatiale indienne », explique Jelezniakov. « Je ne sais pas à quel point les Indiens sont prêts à collaborer avec nous dans le domaine de l’astronautique habitée. Mais s’ils profitent de l’aide que nous leur fournissons, ce sera intéressant pour nous et utile pour eux ».

Les experts ont également attiré l’attention sur les projets de l’Inde pour sortir sur le marché des lancements commerciaux des satellites lourds à l’aide de la fusée-porteuse GSLV. Alexandre Jelezniakov estime les chances de ce lancement avec un optimisme prudent.

« Du point de vue du potentiel, l’Inde est toujours en retard par rapport à la Russie, l’Agence spatiale européenne (ESA) ou la Chine », estime-t-il. « Néanmoins, ce pays dispose d’une possibilité de mettre des satellites en orbite géostationnaire. Elle cherche à conquérir le marché, ou du moins, y pénétrer. Mais en matière de sortie des véhicules spatiaux en  orbite géostationnaire, les chances de l’Inde ne sont pas très élevées. Le marché est déjà divisé, et l’apparition d’un nouvel acteur nécessitera qu’il fasse ses preuves en termes de fiabilité technique. Cela ne se fera pas rapidement ».

En même temps, le pays réalise des lancements à l’aide de la fusée-porteuse PSLV, destinée au lancement des satellites en orbite polaire. Les fusées-porteuses ont déjà mis en orbite 40 satellites étrangers.T
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http://french.ruvr.ru/2014_12_14/La-Russie-et-l-Inde-part...

SpaceX : une nouvelle façon de conquérir le cosmos

SpaceX-logo.jpg

 

Fondée en 2002 aux États-Unis, SpaceX est l’un des deux prestataires privés choisis par la Nasa pour transporter du fret vers l’ISS. Au-delà de son contrat avec la Nasa, SpaceX développe une gamme de lanceurs et de véhicules spatiaux étonnants. Découvrez ou redécouvrez ses principaux projets dans cette rétrospective en vidéo.

Video --> http://www.futura-sciences.com/videos/d/spacex-nouvelle-facon-conquerir-cosmos-816/

Par Jonathan SARE, Futura-Sciences

Après sa création au début des années 2000, SpaceX (Space Exploration Technologies Corporation) développe rapidement son premier lanceur, le Falcon 1. Après plusieurs echecs, l'entreprise réussit finalement son premier vol le 28 septembre 2008. Comme toute la gamme SpaceX qui naîtra plus tard, cet engin est destiné à réduire les coûts de lancement. Suite à ce succès, l’entreprise travaille sur un lanceur plus performant : le Falcon 9. D’une hauteur d’environ 68 m, il est le premier lanceur moyenne de puissance développé par un prestataire privé. C’est actuellement le seul lanceur utilisé commercialement par l’entreprise. Le 8 décembre 2010, SpaceX présente le Dragon, un cargo spatial destiné principalement au transport de fret vers l’ISS et devenu opérationnel avec plusieurs vols à son actif.

SpaceX travaille aussi sur plusieurs prototypes. Baptisé Dragon V2, un nouveau cargo est actuellement en phase finale de développement. Il est conçu pour être réutilisable et faciliter le transport d'astronautes. Un lanceur lourd, le Falcon Heavy, est aussi en phase de conception. Il disposera d’une puissance supérieure à celle du Falcon 9. Toujours dans l'optique de réutiliser ses lanceurs, l’entreprise travaille sur le Falcon 9R, un prototype est conçu pour se poser à la verticale, une première pour un lanceur spatial.

© SpaceX